Syna Jura et Unia Transjurane formulent par ce communiqué des revendications claires et attendent des mesures urgentes afin d'assurer une régulation efficace de cette nouvelle activité :
- Obligation d'un contrat de travail écrit et affiliation aux assurances sociales pour l'octroi d'une autorisation d'exercer une activité de taxi.
- Respect impératif du salaire minimum jurassien, afin de garantir un revenu équitable pour les chauffeurs.
- Contrôle de la durée du travail et du repos, avec des inspections régulières menées par les hygiénistes du travail cantonaux.
Ces mesures s'inspirent directement des pratiques du canton de Genève, où elles ont permis de protéger les travailleuses et travailleurs tout en favorisant une concurrence loyale et transparente entre les différents prestataires de transport. Les bases légales du Canton du Jura devront dès lors être adaptées en conséquence.
L'arrivée de l'entreprise américaine suscite une grande inquiétude au sein des syndicats jurassiens. En octobre dernier, une grève a eu lieu dans le canton de Zurich, réunissant 200 chauffeurs qui dénonçaient des conditions de travail indignes.Le canton du Jura doit prendre la pleine mesure des enjeux liés à l'arrivée d'Uber sur son territoire. Des mesures urgentes et concrètes doivent être prises afin d'assurer le respect des droits des chauffeurs. Les syndicats Syna et Unia se réservent le droit d'agir fermement pour défendre les conditions de travail des travailleuses et travailleurs qui employés par Uber.
Renseignements :
Laurent Crevoisier, responsable Syna Jura, 079 888 21 60