L'assemblée générale de Syna Jura s'est réunie le vendredi 29 mai et a pris acte de la démission de sa présidente, Monique Walker, effective à la date de l'assemblée. Engagée depuis la création de Syna en 1998 et dans le mouvement syndical de la CRT depuis 1974, Monique Walker a été chaleureusement remerciée pour son investissement indéfectible au service de l'organisation. Présidente depuis 2021, elle a marqué la région par son engagement en faveur des travailleuses et travailleurs du Canton du Jura. Sous sa présidence, Syna Jura a su développer ses effectifs et porter de nombreuses revendications. Assistante en soins et santé communautaire de profession, Monique Walker incarne cet engagement jusqu'au bout : le dépôt récent de l'initiative cantonale pour le personnel soignant, collectée en un temps record, en est l'illustration la plus éloquente. L'ensemble du syndicat lui adresse ses plus sincères remerciements pour son mandat exemplaire.
Les membres ont ensuite élu par acclamation Isabelle Clerc à la présidence régionale. Engagée depuis 1990 auprès de la CRT, puis dès 1998 au sein de Syna, Isabelle s'investit activement pour les conditions de travail de ses collègues de l'Hôpital du Jura, pour lequel elle a participé aux négociations de la convention collective de travail. Infirmière, elle prend encore aujourd'hui part aux séances intersyndicales avec la Direction de l'Hôpital du Jura afin de défendre les intérêts du personnel. Son engagement s'inscrit dans la poursuite d'un monde du travail plus juste et équitable, et notamment dans la mise en œuvre rapide et concrète de l'initiative de Syna Jura pour le personnel soignant. Avec sa nouvelle présidente, Syna Jura entend poursuivre la dynamique actuelle de la région et continuer de pratiquer un syndicalisme de résultats concrets pour les travailleuses et travailleurs du Canton.
L'assemblée a également réaffirmé avec force l'opposition du syndicat à l'initiative de l'UDC pour une Suisse à 10 millions. Présentée par le conseiller national Pierre-Alain Fridez, cette prise de position a donné lieu à une critique du discours populiste du parti bourgeois et des réponses qu'il propose. Car si les préoccupations soulevées par l'UDC peuvent paraître légitimes, les solutions avancées s'avèrent contre-productives : abandon des contrôles sur les salaires, aggravation de la pénurie de main-d'œuvre notamment dans les soins et mise en péril de nos relations avec nos voisins européens - partenaires économiques essentiels pour notre région. Les travailleuses et travailleurs attendent des politiques des améliorations concrètes pour leur quotidien ; ce n'est pas ce que propose l'UDC.
Enfin, la région jurassienne a adopté à l'unanimité la résolution « La rente-pont pour les travailleuses et travailleurs de 60 ans et plus : pour que le dispositif tienne ses promesses ». Celle-ci mandate le secrétariat régional à s'engager activement auprès des forces cantonales - notamment en soutenant les interventions parlementaires - afin que le dispositif ne laisse plus 85 % des bénéficiaires de l'assurance-chômage en fin de droit après 60 ans dans une situation de précarité inacceptable.