Indispensable de prolonger la durée d’indemnisation du chômage
La crise de Corona provoque des problèmes existentiels pour les travailleurs-euses à bas salaires. C'est pourquoi il est nécessaire de mieux protéger les revenus les plus faibles dans le cadre du chômage partiel et de prolonger la couverture par l'assurance-chômage. Travail.Suisse a adressé ces revendications au Conseil fédéral lors d'une table ronde avec le président de la Confédération Guy Parmelin.
Avec la fermeture des restaurants et des magasins, encore plus de salarié-e-s seront touchés par le chômage partiel. Il s'agit principalement de personnes à faibles revenus qui sont touchées par une perte de revenus. »En particulier pour ces personnes, l'indemnisation insuffisante du chômage partiel représente une menace existentielle - il est urgent de l'augmenter pour couvrir le coût de la vie», déclare Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.
Il est vrai que lors de la dernière session d'hiver, le Parlement a décidé d'augmenter les indemnités de chômage partiel pour les faibles revenus jusqu'à 4340 francs et de garantir 100% du revenu jusqu'à 3470 francs. Pour Syna et Travail.Suisse, cependant, ces seuils sont clairement trop bas pour lutter contre les soucis existentiels des salarié-e-s. Les revenus devraient être garantis jusqu'à au moins 4000 francs et l'indemnité de chômage partiel devrait être augmentée jusqu'à au moins 5000 francs.
Une vague de chômeurs et chômeuses
Il faut prolonger la période d'octroi des indemnités journalières de l'AC conformément à la réglementation édictée au printemps 2020, tant que les chômeurs et chômeuses n'ont pratiquement aucune chance sur le marché du travail en raison de la crise du Covid-19.
Travail.Suisse demande au Conseil fédéral d'améliorer l'indemnisation du chômage partiel et la couverture de l'assurance-chômage afin que ce ne soient pas seulement les salarié-e-s qui doivent supporter les conséquences du nouveau semi-confinement. Ces demandes ont été adressées au Conseil fédéral avec une fiche d'information lors d'une table ronde avec le Conseiller fédéral Guy Parmelin.
