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1.10.2026
Après le «Oui» prononcé aujourd’hui par le Conseil national sur la libéralisation du travail du dimanche, Syna envisage de lancer un référendum avec l’Alliance pour le dimanche

Il a beaucoup été question ces derniers temps des mauvaises conditions de travail dans le commerce de détail. Or, la situation pourrait encore s'aggraver si le personnel de la branche devait à l'avenir travailler trois fois plus souvent le dimanche. Ce scénario menace désormais de se concrétiser, le Conseil national ayant, dans une première étape, maintenu le projet «Assouplissement temporaire des heures d'ouverture des magasins». Dans le cas où l'initiative devait finalement être acceptée, le syndicat Syna envisage, en collaboration avec les organisations partenaires de l'Alliance pour le dimanche, de lancer un référendum.


e dernier mot n'a pas encore été dit, puisqu'en juin, le Conseil des États n'est pas entré en matière sur le projet de loi. Cependant, avec la décision prise aujourd'hui par le Conseil national, le dossier reste en suspens. La suite dépendra donc de la prochaine décision du Conseil des États. Celui-ci pourrait définitivement accepter le projet lors de la session de printemps 2027.

Le syndicat Syna, membre de l'Alliance pour le dimanche, s'opposerait à une adoption du projet, notamment parce que son titre «Assouplissement temporaire des horaires d'ouverture des magasins» donne une fausse impression. Il ne s'agit pas en réalité d'un assouplissement «temporaire», mais de faire passer de quatre à douze le nombre de dimanches par année durant lesquels l'ouverture des magasins est autorisée par le droit fédéral. C'est trois fois plus qu'actuellement.

Citation de Cornelia Bickert, responsable de branche chez Syna

Cornelia Bickert, responsable de branche chez Syna, est convaincue que les conséquences seraient considérables pour les employées et les employés: «C'est sur leur dos que l'on cherche à maximiser encore le chiffre d'affaires et les bénéfices. Dans une branche à bas salaires caractérisée par des horaires irréguliers, où le surmenage chronique, le manque de prévisibilité, le travail le soir et le samedi font déjà partie du quotidien, c'est inacceptable. Nous nous opposons fermement à une nouvelle détérioration des conditions de travail due à plus de travail le dimanche.»

D'autres branches en seraient elles aussi affectées

Le personnel du commerce de détail n'est pas le seul concerné. Si le projet devait finalement être adopté, le personnel de branches telles que le nettoyage et la sécurité risquerait également de devoir travailler davantage le dimanche, puisque leurs services sont étroitement liés au commerce de détail. Syna s'engage aussi en faveur des salariées et salariés de ces branches.

Citation d'Yvonne Feri, présidente de Syna

Pour la présidente de Syna, Yvonne Feri, il est incompréhensible que l'on envisage à nouveau d'étendre le travail dominical: «Le Parlement a déjà rejeté une extension il y a quelques années. Cette nouvelle tentative est déconcertante, parce que l'allongement des horaires d'ouverture n'entraîne pas une augmentation de la consommation; elle se contente de répartir la demande existante sur une plage horaire plus étendue.»

Syna reste vigilant

Syna s'oppose depuis longtemps à une nouvelle extension du travail dominical. Il a, par exemple, récolté avec Unia les plus de 9000 signatures de la pétition «Pas touche au congé du dimanche», remises aux membres du Conseil national et du Conseil des États le 30 octobre 2025.

Cette fois non plus, Syna ne restera pas les bras croisés: si le projet «Assouplissement temporaire des heures d'ouverture des magasins» devait être définitivement adopté lors de la session de printemps 2027, le syndicat se réserve la possibilité, en collaboration avec les organisations partenaires de l'Alliance pour le dimanche, de lancer un référendum afin d'empêcher l'extension du travail dominical.


Politique


Engagement, Égalité

Quand les primes maladie avalent le salaire des travailleurs et travailleuses

Les primes d'assurance-maladie sont souvent un poids insoutenable pour les petits budgets.
Comme travailleurs et travailleuses, nous avons souvent pour seul droit celui de payer. Ça suffit! Nous appelons aujourd'hui nos autorités à réagir efficacement et urgemment contre les augmentations des primes maladie. Avoir accès à la santé sans se ruiner ne devrait pas être un privilège mais un droit.

Des primes toujours plus lourdes

Les primes d'assurance-maladie continuent de grimper en Suisse: en 2026, la prime moyenne atteint 393,30 francs, soit une hausse de 4.4 % par rapport à 2025, considérée modérée. Sur 25 ans, les primes ont plus que doublé (+150 %), alors que l'inflation générale n'a progressé que de 17 %.
Certes la qualité des soins augmente et l'éventail des prestations de base s'étoffe, notre système de santé est probablement l'un des meilleur d'Europe, mais la répartition du coût de la santé entre État et assuré-e-s ne peut se poursuivre sur le modèle actuel, d'autant plus qu'en fin de compte, la part de l'État est aussi supportée par les contribuables-assuré-e-s.

Les salaires ne suivent pas

Les salaires réels ont baissé de 3,1 % entre 2021 et 2023, et en 2024, ils n'ont connu qu'une faible hausse de 1.8%. En clair, ton salaire augmente peut-être… mais bien moins vite que tes dépenses obligatoires. Les primes maladie, en particulier, progressent presque 4× plus vite que les salaires. Ainsi, tous les mois, ton budget se comprime, écrasé par des primes maladie et un loyer toujours plus élevés.

Notre membre Marco, carreleur dont la compagne est baby-sitter, témoigne: «Avec une franchise de 1 500 francs chacun, nous payons au total environ 850 francs. Chaque année, nous avons une augmentation d'environ 30 à 35 francs par personne.»

Rappelons aussi que les primes maladie, qui représentent une grande part de ton budget, ne sont pas prise en compte dans le calcul de l'IPC (indice des prix à la consommation qui mesure le renchérissement, ou en d'autres termes l'augmentation du coût de la vie) et faussent ainsi les bases de négociations salariales. Cela provoque un effritement de la classe moyenne.

Notre membre Cristiana Alves Pinto, enseignante, constate: «Les loyers, les primes d'assurance-maladie et le coût de la vie global augmentent. Dans le même temps, on attend toujours plus de nous: nous vivons dans une société de la performance. Mais même si nous en faisons plus, les salaires réels n'augmentent pas au même rythme.»

Le risque d'une santé à deux vitesses est réel
Afin de réduire leurs primes d'assurance-maladie, de nombreux ménages font le choix d'augmenter leur franchise. Pour les personnes aux revenus les plus modestes, se soigner devient alors si cher qu'elles renoncent parfois à se consulter un médecin.

Pour Marco, qui a subi trois lourdes opérations, il devient toujours plus difficile de payer les soins: «J'ai souvent dû demander des délais de paiement afin de ne pas trop alourdir le budget familial», révèle-t-il. 

Ça ne peut plus durer, exigeons des solutions concrètes !
Une nouvelle hausse a été annoncée pour 2026.
Ces constantes augmentations entraînent un transfert de charge sur l'État par le biais des subventions cantonales (ex. Fribourg: 27 % des assurés subventionnés), qui deviennent vitales. Mais beaucoup d'ayants droit n'osent pas encore faire la demande d'aide.
Pour remédier au problème, ces propositions et des initiatives cantonales demandent un plafonnement des primes selon le revenus. Ainsi, le subventionnement deviendra-t-il automatique.

Cristiana ne croit pas, elle non plus, que les augmentations des primes à répétition constituent une solution viable. «Il serait plus judicieux de soutenir les caisses-maladie de manière ciblée dans le domaine de la prévention. On sait désormais que certaines maladies ont augmenté au cours des dernières décennies en raison de notre mode de vie. Il faudrait donc investir davantage dans des mesures de prévention, par exemple en proposant des bilans de santé annuels faciles d'accès», propose-t-elle. 

Nos élus ont-ils la moindre idée du quotidien des citoyennes et citoyens?

Refuser d'inclure les primes d'assurance-maladie dans le calcul de l'IPC témoigne de l'ignorance, pour ne pas dire du mépris d'une grande partie de nos politiciens et politiciennes pour la situation de leurs concitoyens et concitoyennes. Elles continuent d'augmenter chaque année et aucune mesure est mise en place pour éviter cela.

Marco, convaincu que «la réalité quotidienne n'est souvent pas celle perçue par ceux qui nous gouvernent » réclame un droit de consultation et souhaite « un débat productif, mené par le syndicat en tant que médiateur, qui nous aide à trouver un terrain d'entente entre les dépenses et les avantages pour nous, les citoyens. Se soigner est un droit pour toutes et tous.» 

Toi aussi, engage-toi!
Les primes d'assurance-maladie ne sont plus un «poste secondaire» du budget des ménages: elles sont devenues un facteur déterminant du pouvoir d'achat. Elles doivent être intégrées dans le calcul de l'IPC et reconnues comme un facteur de pauvreté.

La santé est un droit, pas une marchandise ni une charge insoutenable. Mobilisons-nous pour stopper l'augmentation des primes jusqu'à la mise en place de solutions concrètes. 
Signe notre pétition en ligne pour exiger que le Parlement prenne enfin des mesures !

Manifeste ton mécontentement en t'affichant avec le badge « Stop aux augmentations de primes,!assez payé ! ». Tu peux l'obtenir auprès de ton Secrétariat régional. Si tu es d'accord d'apparaître publiquement, envoie-nous une photo de toi avec le badge à kommunikation@syna.ch

Plus nous aurons de signatures, plus nous aurons de photos sur nos réseaux, plus nous serons entendu-e-s : ensemble, nous sommes fort-e-s!

Pétition: Assez payé !

STOP à la hausse des primes maladie jusqu'à des solutions concrètes!

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