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«Certains employeurs manquent de reconnaissance»

Beatrice, couturière de formation, travaille depuis de nombreuses années dans la vente.

Mon travail

Je travaille maintenant dans un kiosque, et ça me plaît. J'aime les petites discussions avec les clientes et les clients, jeunes ou moins jeunes. J'encaisse les achats, mais je commande aussi des marchandises et participe aux décisions sur l'assortiment, ce qui rend le travail varié. De plus, nous avons une nouvelle direction, dont je suis très contente.

Avant cela, j'ai travaillé pendant plus de cinq ans dans un shop de station-service. Un jour, on m'a diagnostiqué un cancer du col de l'utérus, qui a nécessité une opération et un arrêt de travail de deux mois. Mon chef de l'époque voulait que je reporte l'opération, parce qu'il voulait partir en vacances. Pour moi qui n'avais encore jamais manqué un seul jour pour cause de maladie ce manque de reconnaissance était insupportable: il n'était plus question que je travaille pour lui.

Mon syndicat

Je suis arrivée chez Syna grâce à deux collègues déjà membres, qui m'ont convaincue d'adhérer moi aussi. J'avais déjà envisagé de me syndiquer, et elles m'ont donné le coup de pouce décisif.

Si j'ai adhéré, c'est surtout par principe: je trouve l'engagement syndical important sur tous les plans, y compris politique. Il faut de meilleurs salaires et de meilleures retraites. C'est particulièrement important pour nous, les femmes, qui pouvons travailler toute notre vie et nous retrouver en fin de compte avec une toute petite épargne. C'est une question qui me concerne aujourd'hui personnellement.

Mon avenir

J'atteindrai bientôt l'âge de la retraite. Et durant toutes ces années, je n'ai accumulé que peu d'économies. Même si je n'ai aucune lacune de cotisations à l'AVS, ma retraite sera plutôt modeste. Je n'ai pas accumulé grand-chose non plus dans mon deuxième pilier, puisqu'à la naissance de nos enfants, mon mari m'a demandé d'arrêter de travailler. Aujourd'hui, je suis employée à 60 %, parce qu'à mon âge, il est difficile de trouver un emploi à plein temps. Je me prépare donc à devoir continuer à travailler même après 65 ans.

Par chance, j'aime mon travail. Mais je me réjouis néanmoins de pouvoir un jour ralentir un peu. J'aurai alors plus de temps pour ma famille et mes petits-enfants, je pourrai aller voir mes amies ou me racheter une machine à coudre et me remettre à la couture. Après tout, c'est le métier que j'ai appris.

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