Une protection contre le licenciement pour toutes les mères
Le Conseil national a adopté aujourd'hui l'initiative déposée par le canton du Tessin demandant que les mères d'enfants adoptés bénéficient de la même protection contre le licenciement que les mères biologiques. Travail.Suisse, l'organisation faîtière de Syna, se réjouit de cette décision qui supprime l'inégalité de traitement actuelle entre les mères.
Cette initiative a fait suite à un texte presque identique adopté en 2019 par le parlement tessinois, à l'initiative du vice-président de Travail.Suisse, Giorgio Fonio, qui se montre très satisfait : « Il ne peut pas exister des mères de seconde zone, c'est une question de dignité. ».
Outre l'accueil proprement dit, les deux semaines accordées aux parents adoptifs leur permettent de poursuivre en premier lieu les démarches administratives liées à l'adoption. Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l'égalité, précise : « La période très courte suivant l'arrivée d'un enfant que l'on adopte est toute aussi intense pour les parents qu'après une naissance biologique - à l'exception des conséquences physiques immédiates pour la mère - et l'employeur ne saurait en profiter pour licencier le parent qui fait recours au congé d'adoption fédéral de 10 jours. ».
Pour Travail.Suisse, le principe d'une protection contre le licenciement devrait bénéficier à tous les parents, quels qu'ils ou elles soient. L'adoption de cette initiative est un très bon début. A terme, il faudra aussi veiller à protéger les seconds parents de tout licenciement abusif dans la période qui suit l'arrivée de leur enfant biologique ou adopté.
