Un partenariat social fructueux
Ces risques sont aussi présents dans le carrelage. La nouvelle convention collective de travail, qui contient un modèle de retraite anticipée, n'en est que plus importante. «C'est le fruit de négociations acharnées et cela témoigne de ce que les acteurs de la branche peuvent accomplir, ensemble, pour les travailleurs», déclare Guido Schluep, responsable de la branche chez Syna.
Les employeurs adhèrent eux aussi à cette solution. Konrad Imbach, président de Ceruniq, y voit un atout pour la branche: «La retraite anticipée accroît l'attractivité dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre qualifiée.» Ce modèle, qui repose sur les expériences positives menées en Suisse romande, à Bâle et au Tessin, démontre qu'un partenariat social efficace peut apporter des améliorations concrètes tant pour le personnel que pour les entreprises.Une incitation pour d'autres branches
Alors qu'en Suisse romande, presque toutes les branches du second œuvre ont des modèles de retraite anticipée, la Suisse alémanique a du retard à rattraper, notamment dans la menuiserie, la pose de revêtements de sol, l'électricité, l'horticulture et l'aménagement paysager ou encore dans la métallurgie.
Pour Nora Picchi, responsable de la politique syndicale chez Syna, cela ne fait aucun doute: «L'accord conclu dans la branche du carrelage prouve que le partenariat social peut apporter de bonnes solutions. Il faut désormais que d'autres branches permettent