Par Sabri Schumacher le 23.5.2019
Catégorie: Égalité

«Ce ne sont pas nous, les femmes, qui devons changer»

Le Jour J approche: le 14 juin, jour de la grève féministe, sera notre journée. Nous, les femmes, devons nous dresser pour montrer à la société que nous exigeons une véritable égalité.

Être une femme est donc synonyme de mauvaises conditions de travail et de bas salaire.  

Jusqu'en 1988, la loi accordait aux femmes le droit de s'occuper de leur foyer. Pour travailler, elles devaient demander l'autorisation de leur mari. Aujourd'hui, la plupart des femmes exercent un métier, et elles ont même dépassé les hommes en matière de formation. En dépit de cette évolution, elles restent pénalisées sur le marché du travail, ne sont pas prises au sérieux et gagnent, globalement, moins pour un travail équivalent.

Être une femme est donc synonyme de mauvaises conditions de travail et de bas salaire. Combien d'employées du commerce de détail sont engagées à temps partiel, tout en étant tenues d'être disponibles à plein temps? Combien de professionnelles des soins doivent effectuer des horaires à rallonge avec un nombre minime de jours de repos? Et comment se fait-il qu'une assistante en pharmacie ne gagne même pas 4000 francs?

Une double charge... 

Aujourd'hui, dans les faits, la plupart des mères travaillent, et assument donc une double charge. Seules les familles à haut revenu peuvent s'en sortir avec un seul salaire, qui permet à la femme de rester à la maison. De nombreuses mères actives professionnellement ont beaucoup de mal à concilier travail et famille, notamment en raison du manque de places d'accueil pour leurs enfants et de leur coût élevé.

... Et sous-payées

Les femmes ont 110 milliards de francs de moins à disposition que les hommes à la fin de l'année.

À somme de travail égale, les femmes ont 110 milliards de francs de moins à disposition que les hommes à la fin de l'année. Ce chiffre est le résultat de la différence de salaire et de la répartition inéquitable du travail non-rémunéré de soins et d'éducation entre les sexes. Une différence de revenu qui se fait également sentir à l'âge de la retraite: les caisses de pension versent deux fois moins d'argent aux femmes qu'aux hommes!

La société doit évoluer!

Si l'Histoire nous a appris une chose, c'est bien le fait que ce ne sont pas nous, les femmes, qui devons changer, mais la société. Il faut mettre un terme à toute discrimination, directe ou indirecte.
Le travail effectué jour après jour par les femmes doit enfin obtenir la reconnaissance financière qu'il mérite. Le 14 juin, nous, les femmes*, lutterons pour ce droit. Nous verrons comment notre société fonctionne si, durant une journée, nous ne faisons rien!

Rejoins-nous!

Regarde ce qui se passe dans ta région et rejoins-nous avec tes collègues ou tes amies. Nous te promettons que la journée sera bruyante, colorée et inoubliable!
Ensemble, nous apprécierons cette journée. Ensemble, nous écrirons l'Histoire.
→ Plus sur la grève féministe: syna.ch/greve-feministe

Irene Darwich, vice-présidente de Syna et
Sabri Schumacher, service de l'égalité

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