Loin de résoudre les problèmes de l'économie et des travailleurs-euses, l'initiative de limitation sur laquelle nous allons voter cette année provoquerait d'immenses incertitudes. Et la protection des salaires et des conditions de travail disparaîtrait.
Associations d'entreprises, syndicats, partis politiques, mouvements – tous s'opposent à l'initiative de limitation de l'UDC. Cette dernière promet pourtant de résoudre les problèmes du marché du travail en limitant l'immigration. Mais l'inverse est vrai: la Suisse quitterait la «voie bilatérale», qui profite à l'économie et, avec elle, à la main-d'œuvre. Résumé des principaux arguments:
L'initiative de limitation ...
... porte atteinte aux salaires et aux conditions de travail en Suisse
Sans la libre circulation des personnes, pas de mesures d'accompagnement (FlaM), qui garantissent que toutes les personnes travaillant en Suisse perçoivent un salaire suisse et que les conditions de travail suisses s'appliquent. Supprimer ces mesures, c'est ouvrir la porte au dumping salarial et social – même pour les travailleurs-euses indigènes.
... ne change rien à l'immigration
Ce n'est pas la libre circulation qui est responsable de l'immigration, mais l'économie, qui a besoin de la main-d'œuvre de l'UE. Cette réalité ne changera pas si la libre circulation disparaît, mais elle ne sera plus accompagnée de mécanismes de protection. Cela entraînerait des discriminations et des conditions d'emploi indignes.
... veut mettre fin à la voie bilatérale
La libre circulation fait partie de l'ensemble des accords bilatéraux régissant nos relations avec l'UE. Comme ils ne peuvent pas être résiliés individuellement, l'initiative de limitation conduirait à la résiliation de tous les accords. Résultat: un gâchis total!
... est mauvaise pour l'économie
La libre circulation permet de faire venir en Suisse des spécialistes dont on a un besoin urgent. Ces personnes travaillent, paient des impôts et participent au financement de notre prévoyance vieillesse. L'économie est stimulée, des emplois sont créés, y compris pour les ressortissants suisses.
... dévalorise les citoyen-ne-s européen-ne-s bien intégré-e-s
Les citoyen-ne-s de l'UE sont nos voisin-e-s, nos ami-e-s et font partie de nos familles. Ils construisent nos maisons et nous soignent à l'hôpital. Ils s'impliquent dans les syndicats et les clubs sportifs et enrichissent nos fêtes de quartier. Il n'y a aucune raison de les traiter comme des citoyen-ne-s de deuxième classe!
Défendre les salaires et les emplois : NON à l'initiative de résiliation