
Dans quelle situation te trouves-tu ?

Le début d’un apprentissage apporte beaucoup de nouvelles questions. Sur cette page, tu trouveras des réponses concernant les bases de l’apprentissage, le contrat d’apprentissage, les droits et obligations ainsi que les règles essentielles qui s’appliquent aux apprenti·e·s.
Chaque année, deux tiers des jeunes entament comme toi un apprentissage. Ils se dotent ainsi de bases solides pour une vie professionnelle réussie. En combinant pratique professionnelle et scolarité, l’apprentissage est un moyen idéal de faire ses premiers pas dans le monde du travail. Lorsque tu commences ton apprentissage, tu entres dans ce qu’on appelle «la vie active»: tu es désormais un salarié ou une salariée, avec le statut particulier d’apprenti. Il existe dans ce domaine des règles, des lois et des directives que tu ne connais sans doute pas toutes. Tu vas par ailleurs découvrir ce que c’est que de gagner ton propre argent, d’avoir un emploi du temps chargé et de collaborer avec des adultes. Aujourd’hui, les personnes qui sortent d’un apprentissage réussi ont diverses possibilités de poursuivre leur développement professionnel et obtenir d’autres diplômes. L’idée est «pas de diplôme sans passerelle» . Il vaut donc toujours la peine de terminer son apprentissage, même s’il faut pour cela surmonter quelques difficultés. L’illustration ci-dessous du système éducatif suisse te montre les voies qui s’ouvrent à toi après l’apprentissage.
https://www.sbfi.admin.ch/fr/systeme-educatif-suisse
Sur ce site dédié à l’apprentissage, nous avons rassemblé une série de conseils et d’informations pour t’aider à t’orienter rapidement dans ton entreprise formatrice et à l’école professionnelle. Tu découvriras quels sont tes droits et tes devoirs d’apprenti ou apprentie, comment gérer d’éventuels conflits, comment surmonter les baisses de motivation et, pour finir, comment réussir l’examen final.
L’apprentissage sert à acquérir les compétences, les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’exercice du métier que tu as choisi. Il dure deux à quatre ans. L’apprentissage de trois à quatre ans s’achève par un examen de fin d’apprentissage pour l’obtention du certificat fédéral de capacité (CFC). En parallèle à cette formation, ou après, tu peux acquérir une culture générale plus vaste en passant la maturité professionnelle (MP). Mais si tu es avant tout doué sur le plan pratique, tu peux, dans de nombreux métiers, suivre une formation initiale pour obtenir l’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP).
Il s’agit:
de toi, en tant qu’apprenti ou apprentie,
- de l’entreprise formatrice/le réseau d’entreprises formatrices
- et, si tu n’as pas atteint ta majorité, de tes parents ou de ton représentant légal.
Une fois signé, le contrat d’apprentissage doit être contrôlé et approuvé par l’office cantonal de la formation professionnelle (art. 344 CO, art. 14 LFPr et art. 8 OFPr).
Ton contrat d’apprentissage doit être conclu par écrit avant le début de l’apprentissage. Même si aucun contrat écrit n’est conclu ou si ton employeur ne le remet pas ou le remet tardivement à l’office cantonal de la formation professionnelle, ton reste est soumis aux dispositions de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) (forme / approbation, art. 344a CO et art. 14 LFPr).
Ton entreprise formatrice a l’obligation de te former de manière professionnelle dans le métier que tu as choisi. Tu t’engages, pour ta part, à travailler pour ton employeur à cette fin (nature / but / obligation, art. 344 CO).
Ton contrat d’apprentissage doit régler les points suivants:
- nature et durée de la formation,
- nom de l’employeur (éventuellement du formateur),
- salaire,
- période d’essai (trois mois au maximum),
- temps de travail (heures par jour / par semaine),
- vacances.
(Contenu, art. 344a CO et art. 14 LFPr)
Le contrat d’apprentissage peut contenir d’autres dispositions telles que:
- prise en charge des primes d’assurance,
- hébergement et repas,
- mise à disposition des outils professionnels,
- gratification / 13e salaire.
Le droit du travail régit le fonctionnement du travail et les droits des salariées et salariés. Il est divisé en deux principaux domaines:
1. Le droit public
- Il s’agit des lois élaborées par l’État, par exemple la loi sur le travail (LTr).
- Il définit autres le nombre d’heures de travail autorisées, les pauses, le nombre de jours de vacances et la protection particulière dont bénéficient les jeunes.
2. Droit privé
- Dans le cadre du droit privé, l’employeur et l’employé peuvent conclure des accords particuliers, pour autant qu’ils respectent les lois.
- Il fixe les modalités précises du contrat de travail.
-
Une convention collective de travail (CCT) est un accord conclu entre les employeurs et syndicats pour toute une branche. Elle stipule par exemple :
- le salaire minimal accordé, y compris pour les apprentis
- la durée du travail et les pauses
- les congés et autres prestations
En tant qu’apprentie ou apprenti,
- vérifie s’il existe une CCT dans ton secteur d’activité,
- Si oui, veille à ce que ton employeur respecte les règles de la CCT,
- si tu as un doute, renseigne-toi auprès du syndicat ou de ton école professionnelle.
Ensemble, la loi sur le travail (LTr) et la CCT garantissent ainsi un traitement équitable pour toutes et tous.
La loi dispose que seuls des professionnels qualifiés peuvent former des apprentis. Ils doivent avoir suivi une formation et disposer des savoir-faire adéquats (formateurs, art. 45 LFPr). Ces compétences sont attestées par un diplôme ou par une attestation (obligations de l’employeur, art. 40 et 54 OPFr).
- Ton employeur doit te former de manière professionnelle et systématique, conformément au plan de formation (obligations de l’employeur, art. 344 et 345a CO). Il doit aussi veiller à ce que ta formation en entreprise soit coordonnée aussi bien que possible avec l’enseignement scolaire. La loi l’oblige à tenir compte de ta personnalité et à te former avec bienveillance et compréhension.
- Ton entreprise formatrice doit t’informer en permanence de toutes les mesures importantes liées à ton contrat d’apprentissage et t’accorder le droit d’être consulté (participation, art. 10 LFPr).
Le SEFRI édicte des ordonnances pour la formation professionnelle initiale. Plusieurs d’entre elles fixent le nombre d’apprentis qui peuvent être formés en même temps dans une entreprise, pour garantir une formation professionnelle et de qualité (ordonnances sur la formation, art. 19 LFPr).
En principe, l’employeur met à ta disposition les outils et machines nécessaires à ta formation. Ton contrat d’apprentissage peut stipuler que tu dois payer toi-même certains outils personnels (par exemple, les petits outils). Ils sont alors ta propriété personnelle (outils, art. 327 et 344a CO). Si le contrat d’apprentissage ne mentionne rien concernant l’achat d’outils, tu n’es pas tenu de les acheter toi-même.
- Jusqu’à ton 18e anniversaire, tu es considéré comme mineur. Le travail régulier est autorisé à partir de 15 ans, les travaux légers (p. ex. jobs de vacances) dès 13 ans.
- Tu ne peux pas travailler plus de 9 heures par jour, réparties sur une période de 12 heures, pauses comprises. Cela signifie que tu dois disposer d’un temps de repos quotidien (repos de nuit) d’au moins 12 heures.
- Si tu as moins de 16 ans, tu ne peux travailler que jusqu’à 20 heures. À partir de 16 ans, le travail est autorisé jusqu’à 22 heures (avant les jours d’école professionnelle, seulement jusqu’à 20 heures).
- En principe, tu n’as pas le droit de travailler la nuit (entre 22 h et 6 h) ou le dimanche. Des exceptions possibles, mais seulement avec une autorisation, ou pour certaines professions d’apprentissage selon l’ordonnance du DEFR (par exemple, dans les branches de la restauration, de la santé ou de l’économie domestique). Pour plus d’informations, voir ww.admin.ch «Ordonnance du DEFR concernant les dérogations à l’interdiction du travail de nuit et du dimanche pendant la formation professionnelle initiale».
- Tu n’as pas le droit d’effectuer des travaux dangereux. Dans le cadre de la formation professionnelle initiale, ils peuvent être autorisés à partir de 15 ans s’ils sont nécessaires à la formation et si des mesures de protection ont été prises.
- Tu as droit à une formation complète et adaptée à ta profession.
- Seuls des travaux en rapport avec la profession et qui ne nuisent pas à la formation peuvent t’être confiés.
- Tu dois suivre les instructions du formateur ou de la formatrice et exécuter consciencieusement les tâches qui te sont confiées.
- Les cours à l’école professionnelle et les cours interentreprises sont obligatoires. L’entreprise doit te libérer le temps nécessaire pour y assister, sans retenue de salaire.
- Si tu rencontres des difficultés dans certaines matières, tu peux suivre des cours d’appui. Dans le cadre de l’apprentissage de deux ans avec attestation fédérale de formation professionnelle (AFP), tu as également droit à un accompagnement individuel en cas de difficultés d’apprentissage. Si tu ne réussis pas la procédure de qualification (PQ) à la fin de ta formation, tu peux obtenir une attestation individuelle de compétences (AIC). Celle-ci confirme les compétences acquises pendant l’apprentissage et te facilite l’accès au marché du travail ou à une formation complémentaire.
- Tu peux suivre des cours facultatifs jusqu’à une demi-journée par semaine pendant tes heures de travail. Cependant, tu dois pour cela obtenir l’accord de ton entreprise formatrice.
- L’entreprise formatrice ne peut pas te refuser la fréquentation de l’école de maturité professionnelle, sauf si elle peut prouver que la réussite de l’apprentissage est sérieusement compromise par ces cours supplémentaires.
- L’entreprise formatrice ne peut pas réduire ton salaire parce que tu suis des cours obligatoires. Cela vaut également pour la fréquentation de l’école de maturité professionnelle, des cours interentreprises, ainsi que des cours facultatifs et de soutien. Les frais liés à la fréquentation des cours interentreprises (frais de transport, matériel, repas, hébergement) sont à la charge de l’entreprise formatrice.
- Lorsque tu as des cours obligatoires à temps plein, ton employeur ne peut pas te demander de travailler dans l’entreprise le même jour (8 leçons = 1 journée de travail, 4 leçons = ½ journée de travail).
- Jusqu’à 20 ans révolus, tu as droit à au moins 5 semaines de vacances par année d’apprentissage.
En Suisse, il existe des commissions d’apprentissage (également appelées commissions pour la formation professionnelle dans certains cantons). Elles sont généralement composées
- des représentants des entreprises,
- des employés,
- des écoles professionnelles,
- des autorités cantonales.
Les tâches de la commission de surveillance de l’apprentissage sont les suivantes:
- contrôler la qualité de la formation dans l’entreprise formatrice,
- veiller au respect des dispositions légales,
- servir d’interlocuteur en cas de problèmes entre les apprentis et les entreprises,
- émettre des propositions pour améliorer la formation.
En résumé, cela signifie que la commission de surveillance de l’apprentissage veille à ce que ta formation se déroule de manière équitable, sûre et conforme aux règles.

Pendant ton apprentissage, tu as des droits et des devoirs. Sur cette page, tu trouveras différentes rubriques qui t'indiquent ce à quoi tu as droit et ce à quoi tu dois faire attention.
Sur cette page, tu trouveras des réponses aux questions essentielles concernant l’enseignement, les offres complémentaires comme la maturité professionnelle ainsi que les cours interentreprises.
Comment fonctionne l’enseignement à l’école professionnelle ?
L’école professionnelle te dispense la formation scolaire. Elle comprend des cours liés à ta profession et des cours de culture générale. Les cours de l’école professionnelle sont obligatoires et gratuits. Ton employeur doit d’accorder le temps nécessaire pour y assister, sans déduction de salaire (principes et buts, art. 21et 22 LFPr et art. 345a CO). Le temps passé à l’école est considéré comme du temps de travail.
Les cantons dans lesquels se déroule la formation pratique veillent à ce que l’offre des écoles professionnelles corresponde aux besoins. Ils contrôlent également la qualité de la formation scolaire (art. 24 LFPr).
Les personnes qui enseignent dans la formation professionnelle initiale doivent disposer d’une formation adéquate. Le Conseil fédéral fixe les exigences minimales (qualifications des enseignants, art. 46 LFPr). Les enseignants sont tenus de suivre une formation continue (enseignants / formation et formation continue, art. 46 LFPr / art. 43 OFPr).
Si tu effectues ta formation pratique en entreprise, la formation scolaire s’effectue en général sur une journée (des variantes sont possibles selon les cantons). Si l’école dure plus d’une journée par semaine, les cours supplémentaires doivent être consécutifs à cette journée.
Une journée scolaire ne peut dépasser neuf leçons (de 45 à 50 minutes chacune), y compris les cours facultatifs et les cours d’appui.
Pour des raisons de manque d’effectifs, il n’est pas toujours possible à toutes les écoles professionnelles de proposer des cours de soutien (durée, art. 18 OFPr).
Important: Tu dois respecter le règlement en matière d’absences. Les absences non justifiées sont sanctionnées conformément au règlement cantonal.
Qu’est-ce qu’une maturité professionnelle m’apporte de plus ?
Souhaites-tu élargir ta formation au-delà de ce que proposent les cours de l’école professionnelle? Dans ce cas, tu peux passer la maturité professionnelle (MP).
- Tu peux passer la MP pendant ton apprentissage de 3 à 4 ans ou après.
- Elle est importante si tu souhaites ensuite étudier dans une haute école spécialisée. (formation générale élargie, art. 25 LFPr).
- Si tu obtiens de bons résultats dans l’entreprise et à l’école, tu peux passer la MP.
- Si ton employeur ne te laisse pas suivre cette formation, adresse-toi à l’office de la formation professionnelle.
Information complémentaire:
Tu peux suivre des cours facultatifs jusqu’à une demi-journée par semaine pendant ton temps de travail sans réduction de ton salaire, à condition d’obtenir de bons résultats (cours facultatifs, art. 22 LFPr).
À quoi servent les cours interentreprises (CI) ?
Les cours interentreprises (CI) sont un élément central de la formation professionnelle duale en Suisse. Ils complètent la formation pratique en entreprise et l’enseignement à l’école professionnelle.
Les CI transmettent les compétences professionnelles de base nécessaires à l’exercice d’une profession. Ils permettent à tous les apprentis et apprenties d’acquérir des compétences de base uniformes, indépendamment de l’entreprise formatrice. Cela garantit une qualité de formation comparable dans toute la Suisse.
Le contenu des CI est défini dans les ordonnances et les plans de formation des professions concernées. Les thèmes les plus courants sont les suivants:
- techniques de travail de base liées au métier choisi,
- sécurité au travail et protection de la santé,
- connaissances spécialisées de base,
- assurance qualité et protection de l’environnement.
Selon la profession, les cours interentreprises durent entre 4 et 20 jours, répartis sur les premières années de formation.
Les cours interentreprises sont organisés par les organisations du monde du travail (OrTra) concernées. Celles-ci travaillent en étroite collaboration avec les entreprises, les écoles professionnelles et d’autres partenaires. Les cours ont lieu dans des centres de formation centralisés et sont dispensés par des spécialistes qualifiés.
Les cours interentreprises jouent un rôle important pour la qualité et la comparabilité de la formation professionnelle initiale. Ils servent les objectifs suivants:
- garantir une formation initiale uniforme,
- favoriser l’aptitude professionnelle des apprenties et apprentis,
- permettre l’échange entre les apprentis de différentes entreprises,
- soulager en particulier les petites entreprises formatrices.
L’entreprise est l’endroit où tu passes la plus grande partie de ton apprentissage.Sur cette page, tu trouveras des réponses concernant le temps de travail, le salaire, les vacances, l’égalité ainsi que les personnes qui t’accompagnent durant ta formation.
Quelles sont les règles applicables au temps de travail des apprentis ?
La formation scolaire, les cours facultatifs et l’examen de fin d’apprentissage sont considérés comme du temps de travail (l’école est considérée comme du temps de travail, aucune déduction salariale, art. 31 LTr et art. 345a CO). Les devoirs et la préparation des examens en dehors des cours ne sont pas considérés comme du temps de travail.
Si tu as entre 15 et 18 ans, tu ne peux pas travailler plus de neuf heures par jour. Si tu as moins de 16 ans, tu ne peux pas travailler après 20 heures, sauf si tu apprends un métier qui l’exige (p. ex. cuisinier ou serveur). À partir de 16 ans, tu peux travailler jusqu’à 22 heures au maximum (principe, art. 31 LTr et art. 5 OLT 1). Dès 18 ans, tu n’es plus considéré comme un « jeune travailleur/apprenti » au sens de l’ordonnance sur la protection des jeunes travailleurs – la protection spéciale des jeunes s’applique jusqu’à l’âge de 18 ans.
Tu dois faire une pause d’au moins une demi-heure par jour. Si, à titre exceptionnel, tu n’es pas autorisé à quitter ton lieu de travail durant ta pause, tu dois être rémunéré pour ce temps (pauses, art. 15 LTr). Le repos quotidien (repos nocturne) doit durer au moins douze heures consécutives (temps de repos, art. 31 LTr).
Ton entreprise peut te demander de travailler plus d’heures si c’est nécessaire.
- Mais dans une mesure raisonnable, et seulement si tu peux t’en charger.
- Les heures supplémentaires sont nécessaires, par exemple, en cas de forte activité saisonnière, d’événements imprévus ou pour éviter des dommages (heures supplémentaires, art. 13 LTr et art. 321c CO).
Les heures supplémentaires doivent être compensées par un temps libre d’une durée au moins équivalente ou par un supplément de salaire d’au moins 25 % (art. 31 LTr et art. 321c CO).
Les moins de 16 ans ne peuvent pas travailler plus de 45 heures par semaine dans les bureaux, la vente et l’industrie, et pas plus de 50 heures dans toutes les autres entreprises (durée maximale du travail, art. 9 et 31 LTr).
En principe, tu n’as pas le droit de travailler les dimanches et jours fériés. Les exceptions doivent être approuvées par les autorités cantonales (dimanches et jours fériés, art. 329 CO, art. 18 LTr, art. 27 et 28 OLT 1). Si tu dois travailler plus de cinq heures un dimanche ou un jour férié, tu as droit à un jour de travail libre la semaine qui précède ou qui suit. Si tu n’obtiens pas ce congé, tu dois recevoir le salaire d’un employé qualifié avec un supplément d’au moins 50 % (compensation / supplément de salaire, art. 19 et 20 LTr).
À quelle fréquence puis-je prendre des vacances ?
Le droit aux vacances est réglé dans le CO et en partie dans les CCT. Les cantons peuvent prescrire une semaine supplémentaire (vacances, art. 329 CO). Ton employeur décide de la date de tes vacances en tenant compte de tes désirs, pour autant qu’ils soient compatibles avec l’intérêt de l’entreprise. Tu dois prendre au moins deux semaines de vacances consécutives par an (dates, art. 329c CO).
Important: Tu ne peux pas travailler plus longtemps que les autres employés de l’entreprise. Les travaux de rangement ne doivent pas dépasser le temps légalement autorisé. L’employeur ne peut pas t’obliger à travailler pour l’entreprise après le travail, chez toi (art. 31 LTr).
Important: Ton employeur doit te communiquer assez tôt quand il souhaite que tu prennes tes vacances. Si tu effectues ton apprentissage dans une entreprise qui a une période de fermeture annuelle, cela doit être réglé lors de la conclusion du contrat d’apprentissage.
Important: Les CCT prescrivent parfois des horaires de travail plus courts et des prestations plus élevées que la loi ou les ordonnances. Ce sont les CCT qui priment. Le contrat de travail doit respecter la CCT.
Quelles règles régissent mon salaire ?
Ton contrat d’apprentissage doit indiquer les salaires pour toute la durée de ta formation. Si une CCT s’applique, ton salaire ne peut pas être inférieur au salaire qu’elle fixe. Si ton employeur t’accorde de son plein gré un salaire supérieur aux montants figurant dans ton contrat, cette augmentation n’est pas définitive. Nous te conseillons donc de la faire ajouter dans ton contrat d’apprentissage (taux de salaire, art. 319, 322 et 344 CO).
La fréquentation de l’école professionnelle, l’examen de fin d’apprentissage, les cours facultatifs et les cours d’appui, ne peuvent pas donner lieu à une retenue sur salaire (école et examen, art. 22 LFPr et art. 345a CO).
Si tu ne peux pas travailler pour cause de maladie, d’accident, de grossesse, de service militaire ou de protection civile, ton employeur doit te verser ton salaire pendant un certain temps: pendant au moins trois semaines au cours de la première année, puis pendant une période appropriée plus longue. Certaines CCT prévoient de meilleures conditions. Syna te fournira des informations plus détaillées si tu le demandes (maladie / accident / grossesse / service militaire / protection civile, art. 324a CO).
L’employeur doit prendre en charge les frais occasionnés par le travail. Pour les tâches effectuées à l’extérieur de l’entreprise, il doit aussi payer ton entretien (repas, hébergement, etc.). Les CCT contiennent des dispositions détaillées en matière de frais. Les indemnités forfaitaires doivent être fixées de manière à couvrir tous les frais (frais, art. 327a CO).
Comment gérer mon premier salaire ?
- Ton salaire t’appartient. Toutefois, tes parents ont le droit de te demander de contribuer aux dépenses du ménage commun (Art. 323 al. 2 CC)
- Ouvre ton propre compte salaire. Il est aussi conseillé d’ouvrir un compte épargne afin de mettre de côté de l’argent pour les grosses dépenses (abonnement annuel aux transports publics, cours de conduite, vacances, etc.).
- Réfléchis à ce dont tu as besoin chaque mois et à la somme que tu veux mettre de côté. Ton salaire suffit généralement pour tes dépenses personnelles, tes vêtements, le coiffeur, ton téléphone portable, ton abonnement de transport et une épargne. Établis un budget et conviens avec tes parents du montant à leur verser pour la nourriture, le logement et les assurances.
- Les indications de Budget-conseil Suisse t’aideront à répartir ton salaire (https://conseil-budgetaire.ch/). Tu peux t’adresser à l’un de leurs centres de consultation pour obtenir des conseils.
- Dès que tu reçois un salaire, tu dois remplir une déclaration d’impôts, même si tu n’es généralement pas encore imposable pendant ta première année de formation. Envoie ta déclaration d’impôts dans les délais, sinon tu risques des frais et des amendes.
Qu’en est-il des gratifications pour les apprentis ?
Les gratifications sont des prestations à bien plaire de ton employeur, qu’il peut choisir d’accorder à certaines occasions (par exemple Noël, anniversaire). Tu ne peux prétendre à une gratification que si elle figure dans ton contrat d’apprentissage. Le 13e salaire constitue une exception: il fait partie intégrante du salaire annuel, et est réglé dans de nombreuses CCT (gratification / 13e salaire, art. 322d CO).
À quoi dois-je faire attention lors des négociations salariales ?
Certains cantons et communes proposent des cours sur la négociation salariale. Certains cours s’adressent explicitement aux femmes, qui ont tendance à demander des salaires moins élevés que les hommes. Tu peux aussi utiliser un calculateur de salaire pour estimer ton salaire, par exemple Salarium. En règle générale, lors d’une négociation de salaire, tu ne devrais pas te présenter comme une personne qui sollicite une faveur, mais comme un partenaire de négociation qui a quelque chose à offrir. Il est important que tu argumentes de manière objective et que tu présentes de bonnes raisons pour une augmentation. Par exemple parce que tu as pris de nouvelles responsabilités ou que tu t’es chargé de projets supplémentaires, parce que tu as suivi une formation continue ou acquis de nouvelles qualifications, ou encore que tu as contribué à former de nouveaux collaborateurs. Prépare-toi bien à cet entretien: informe-toi auprès de ton syndicat ou de l’Office fédéral de la statistique sur les salaires usuels dans ta branche pour des personnes qui occupent ta fonction, et informe-toi auprès de ton entreprise formatrice sur son système de salaires.
Quel est le problème des inégalités salariales ?
Malgré des bases légales, l’égalité est encore loin d’être acquise: en Suisse, en moyenne, les femmes continuent de gagner moins que les hommes. Une partie de ces différences s’explique par des facteurs objectifs, tels que le choix de la profession, le travail à temps partiel ou le niveau de carrière atteint. Cependant, ces facteurs objectifs n’expliquent qu’environ la moitié de l’écart salarial; l’autre moitié demeure injustifiée et constitue une discrimination manifeste. On constate par ailleurs que l’écart salarial apparaît souvent dès l’entrée dans la vie active, c’est-à-dire immédiatement après l’apprentissage ou les études. Il a ensuite tendance à se creuser davantage encore avec l’âge et l’expérience professionnelle.
Comment l’État encourage-t-il l’égalité salariale ?
La Confédération a mis en place différents instruments pour promouvoir l’égalité salariale. Par exemple l’obligation pour les entreprises employant plus de 100 personnes de réaliser une analyse interne de l’égalité salariale (depuis l’entrée en vigueur de la révision de la loi sur l’égalité en 2020). Il existe aussi des programmes tels que RESPECT8-3.CH, qui aide les entreprises à examiner et à améliorer leurs systèmes de rémunération
Respect8-3, was ist das?
respect8-3 ist eine nationale Sensibilisierungskampagne, die auf Artikel 8 Absatz 3 der Bundesverfassung Bezug nimmt. Ziel der Initiative ist es, die Gleichstellung von Frauen und Männern zu fördern, Diskriminierung sichtbar zu machen und für faire Arbeitsbedingungen einzustehen. Die Kampagne richtet sich an Arbeitgebende, Arbeitnehmende, Bildungseinrichtungen und die breite Öffentlichkeit.
Comment puis-je m’engager en faveur de l’égalité salariale ?
- Informe-toi sur tes droits dans le monde du travail.
- Aborde ouvertement les questions salariales: la transparence est une étape importante vers l’égalité.
- Soutiens les initiatives et les organisations qui s’engagent en faveur de l’égalité salariale.
- Sois attentif aux inégalités de traitement dans la vie quotidienne et parles-en.
- Tu trouveras de plus amples informations, des outils et des exemples sur RESPECT8-3.CH
Qui est ma personne de référence pendant l’apprentissage ?
Pendant ta formation en entreprise, tu es accompagné par un formateur ou une formatrice qui possède l’expérience nécessaire. Cette personne t’aide dans ton apprentissage au quotidien et c’est à elle que tu dois t’adresser en premier lieu, en particulier pour les questions relatives à la sécurité au travail et à la protection de la santé.
Que fait une formatrice ou un formateur?
Ce spécialiste est chargé
- de te familiariser avec l’aspect technique de ta formation dans l’entreprise,
- de de t’informer des règles de sécurité et des comportements à adopter,
- t’accompagner et te soutenir dans ton développement professionnel,
- de répondre à tes questions ou de les transmettre à la personne compétente.
tu ne sais pas qui assume ce rôle dans ton entreprise, tu dois le demander. Clarifier les choses dès le début permet d’établit la confiance et de s’orienter.
Les consignes de sécurité: incontournables avant de se mettre au travail.
En règle générale, ton formateur ou ta formatrice t’instruit au sujet de la sécurité pendant tes premiers jours de travail. Cela comprend:
- les règles générales de sécurité de l’entreprise,
- la bonne utilisation des appareils, machines et outils,
- ce qu’il faut faire en cas d’urgence (p. ex. évacuation, appel d’urgence, premiers secours)
Si tu n’as pas reçu cette instruction détaillée avant de commencer le travail pratique, tu as le droit de l’exiger. Ta sécurité passe avant tout.
La sécurité est un processus d’apprentissage continu.
Ta sécurité et ta santé sont particulièrement importantes durant l’apprentissage.Sur cette page, tu trouveras des réponses concernant les risques sur le lieu de travail, les charges physiques et psychiques, les situations difficiles comme les conflits, le mobbing ou le harcèlement sexuel, ainsi que les possibilités d’obtenir de l’aide lorsque tu ne te sens pas bien.
Sécurité et santé dans l’apprentissage: comment me protéger ?
Chaque année, de nombreux apprentis sont victimes d’accidents du travail. Il est donc important que tu te protèges en respectant les consignes de sécurité; par exemple en portant ton équipement de protection. Si tu te sens en danger ou en insécurité dans une situation de travail, dis-le. Aucun travail n’est suffisamment important pour compromettre ta sécurité. La loi oblige les entreprises formatrices à veiller à la sécurité et à la santé de leur personnel. Elles doivent pour cela respecter des règles et prendre des mesures. Certaines activités dangereuses sont interdites aux jeunes (OLT 5), tandis que d’autres sont indispensables à l’apprentissage du métier. Ces dernières sont soumises à des mesures de protection particulières qui doivent être décrites dans le plan de formation. Si tu es confronté à des risques potentiels ou des dangers d’accident, ou si tu constates des défauts dangereux ou nuisibles à la santé sur ton lieu de travail, informes-en ton formateur ou ta formatrice.
Si les risques persistent malgré ton signalement, adresse‑toi à l’inspection du travail ou à ton syndicat.
Un accident est vite arrivé !
Une seconde d’inattention suffit pour que ton couteau glisse, que ta main effleure une fraiseuse ou que ton pied se retrouve sous une machine. La plupart du temps, il s’agit de blessures bénignes, comme une coupure au doigt, qui fait mal pendant quelques jours. Mais malheureusement, de nombreux apprenties et apprentis sont victimes d’accidents aux conséquences plus graves, qu’ils soient tombés d’un échafaudage par exemple, ou qu’ils se soient blessés avec une tronçonneuse ou une machine de soudage. Si certains peuvent reprendre le travail après quelques jours d’arrêt, d’autres sont en incapacité de travail pendant plusieurs mois ou doivent changer de métier. Pour certains, l’accident entraîne un handicap définitif. Et chaque année, en moyenne, trois apprentis perdent la vie à cause d’un accident de travail.
Quels sont les risques que je pourrais rencontrer sur mon lieu de travail, y compris au bureau ?
Les dangers varient d’une branche à l’autre. Les accidents les plus graves se produisent généralement dans l’industrie, la construction et l’artisanat. Mais il n’y a pas de risque zéro, y compris dans les environnements considérés peu dangereux, tels que des bureaux par exemple: il suffit de trébucher sur un tiroir ouvert ou sur un câble électrique pour risquer une blessure. Le travail devant un écran d’ordinateur constitue lui aussi un risque pour le bien-être ou la santé, par exemple lorsque se développent insidieusement des douleurs dorsales et cervicales.
Pourquoi est-ce que durant mon apprentissage je ne suis pas encore un travailleur ou une travailleuse à part entière ?
Les termes «apprentissage» et «apprenti» te donnent la réponse: ton employeur n’exige pas que tu saches tout faire, tu as encore beaucoup à apprendre. Bien sûr, de nombreux jeunes brûlent d’envie de faire leurs preuves, de mettre la main à la pâte. Et, c’est tout à leur honneur, à condition de ne pas sous-estimer les dangers ou surestimer ses capacités.
Il peut arriver, sous la pression d’un délai, qu’on un collaborateur oublie que tu n’es pas encore entièrement formé et qu’il te charge d’une tâche qui dépasse tes capacités. C’est alors à toi de dire clairement «STOP». En tant qu’apprenti ou apprentie, tu n’as pas à fournir les prestations d’un professionnel, tu peux prendre plus de temps. Tu dois aussi insister pour n’être affecté qu’aux tâches prévues dans ton plan de formation.
Pourquoi est-ce qu’il faut poser des questions pendant l’apprentissage ?
La nervosité et la masse de nouvelles informations qui déferlent sur toi durant les premiers jours de ton apprentissage peuvent t’empêcher de tout retenir immédiatement. Et tout au long de la formation, de nouvelles tâches et de nouveaux outils viennent s’ajouter à la masse des connaissances à acquérir. Il vaut donc mieux poser une question de trop que pas assez: ne pas savoir ou n’avoir pas compris peut être dangereux. Poser des questions est un signe de maturité, pas de faiblesse.
Une bonne relation avec ton formateur ou ta formatrice est essentielle pour la réussite de ton apprentissage. N’hésite pas à aborder aussitôt que possible tes préoccupations, tes incertitudes ou tes problèmes psychologiques si tu en as. Ton formateur est là pour t’accompagner, pour les questions professionnelles mais aussi pour les questions relationnelles dans l’entreprise.
Beaucoup d’apprentis et d’apprenties hésitent à poser une question, surtout concernant une technique ou le fonctionnement d’une machine qui ont déjà été expliqués. Mais tant qu’on n’a pas compris, il faut poser la question une deuxième ou une troisième pour éviter les erreurs et les accidents. Au fil du temps on tend à prendre des raccourcis ou de mauvaises habitudes, et il y par conséquent parfois, dans les entreprises, des façons de faire qui ne correspondent pas à ce que qui est enseigné à l’école professionnelle. En tant qu’apprenti, c’est à toi de prendre tes responsabilités et de signaler à tes collègues ce qui ne correspond pas aux normes, pour améliorer la sécurité dans l’entreprise.
Qu’est-ce qui fait partie de l’équipement de protection individuel ?
En été, il peut faire très chaud dans des chaussures à coque et d’épais pantalons de protection. Il est vrai aussi qu’on travaille généralement plus lentement avec des gants que sans. Et qu’un casque aplatit une belle coiffure.
Mais il ne faut jamais faire d’exception et toujours porter l’équipement de protection individuelle (EPI). Tu reçois ton EPI dès ton entrée dans l’entreprise formatrice. Ensuite, tu es responsable de veiller à ce qu’il soit complet et en bon état. Si tu en perds ou casses un élément, remplace-le tout de suite.
Et attention: ce n’est pas parce qu’on porte une protection qu’il faut prendre plus de risques au travail !
Les risques sont toujours là, l’EPI ne les élimine pas; il peut seulement en réduire les conséquences.
Comment s’asseoir correctement au travail ?
Aujourd’hui, rares sont les métiers où l’on n’utilise pas d’ordinateur. Or rester assis des heures durant peut provoquer des maux de dos et des tensions dans les épaules. Bien positionner son appareil et adopter la bonne posture permettent de réduire considérablement le risque de douleurs. Voici les conseils les plus importants pour le travail de bureau:
- Il est indispensable d’avoir une bonne chaise de bureau adaptée à ta morphologie: l’assise doit être suffisamment haute pour que tes pieds reposent à plat sur le sol et que tes genoux forment un angle droit ou légèrement supérieur. Le dos doit être droit et soutenu par le dossier. Un dossier mobile permet de changer de position assise.
- Les coudes doivent être à la hauteur du clavier.
- L’écran doit être placé juste devant la personne assise, à une distance d’environ 80 centimètres. Si tu ne peux pas lire ainsi, utilise des lunettes ou la fonction zoom. Lorsque tu regardes droit devant toi, le bord supérieur de l’écran doit se trouver 10 centimètres en dessous du niveau des yeux.
- Bouge régulièrement. Lève-toi, fais quelques pas ou quelques exercices, étire-toi. Ça soulage le dos et ça rafraîchît les idées.
Et si je veux travailler comme un superman ou une superwoman – pourquoi pas ?
Dans le quotidien professionnel, il faut souvent faire vite. Or il est généralement plus facile de soulever un pneu ou un tube d’acier à la main que d’aller chercher un appareil de levage et de fixer la charge. De même, dans les hôpitaux et les maisons de retraite, on est tenté de soulever seul des patients lourds lorsque le temps presse et que les collègues sont occupés. Et puis il peut être mal vu de demande de l’aide. Mais en fin de compte, ces exploits, tu les réalises au détriment de ton dos. Solliciter régulièrement sa colonne vertébrale de manière excessive ou incorrecte finit par provoquer de fortes douleurs. Il vaut mieux apprendre dès le début à ménager notre corps… parce que nous ne sommes pas des super-héros !
Qu’est-ce qui risque de me peser durant mon apprentissage ?
Voici les fardeaux psychiques les plus fréquents:
- une charge de travail élevée et des délais serrés,
- des exigences floues ou des attentes contradictoires,
- des relations difficiles dans l’entreprise ou sur le lieu de formation,
- ne pas se sentir suffisamment soutenu.
Comment reconnaître les signes avant-coureurs du stress ?
Chaque personne réagit différemment au stress. Prête attention à ces symptômes:
- fatigue persistante ou troubles du sommeil,
- difficultés de concentration, oublis,
- nervosité, irritabilité, tristesse ou repli sur soi,
- troubles physiques sans cause apparente (par exemple maux de tête, maux de ventre),
- perte de motivation ou de plaisir au travail.
- Si tu remarques de tels symptômes, chez toi ou chez d’autres, il est important de ne pas garder le silence.
Comment gérer le stress psychologique ?
- Parles-en. Adresse-toi à ton formateur ou à un autre adulte dans l’entreprise. Les enseignants ou les personnes de confiance à l’école peuvent également t’aider.
- Demande de l’aide. De nombreuses écoles et entreprises collaborent avec des services spécialisés externes. Tu y recevras des conseils confidentiels.
- Prends les signaux d’alerte au sérieux. Plus tu agis tôt, mieux tu pourras résoudre le problème.
- Prends soin de toi. Dormir suffisamment, faire de l’exercice et se reposer ne sont pas des luxes, mais des éléments indispensables à ta santé.
Quelle responsabilité l’employeur a-t-il envers ses apprentis ?
Les employeurs ont le devoir de veiller à ce que leurs apprenties et apprentis ne soient pas surmenés, ni physiquement ni psychiquement. Cela implique notamment:
- une ambiance de travail respectueuse et encourageante,
- des structures claires et des attentes compréhensibles,
- des entretiens et des retours réguliers,
- un accompagnement et une aide dans les situations stressantes.
Des études montrent que les apprentis qui se sentent valorisés et bien encadrés souffrent moins du stress et sont plus satisfaits. C’est pourquoi une communication ouverte au sein de l’entreprise est particulièrement importante.
Comment réagir en cas de harcèlement sexuel ?
L’employeur n’a pas le droit de t’exposer à des risques pour ta santé et ta moralité (principe de moralité, art. 29 LTr). Cela inclut notamment le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles. Tout comportement de nature sexuelle qui porte atteinte à ta dignité et que tu ne souhaites pas est considéré comme harcèlement sexuel. Même les remarques suggestives ou embarrassantes à caractère sexuel, les regards, les blagues ou autres propos sont considérés comme du harcèlement s’ils sont perçus comme tels. Informe l’auteur des faits que tu considères son comportement comme du harcèlement sexuel et que tu ne l’acceptes pas. Si tu ne sais pas comment réagir ou comment évaluer la situation, contacte ton supérieur hiérarchique, le responsable du personnel, un enseignant ou une autre personne de confiance, ton syndicat ou un service d’aide externe. Tes interlocuteurs sont tenus au secret professionnel et tu ne dois subir aucune conséquence négative.
Que puis-je faire si je suis victime de mobbing ?
Le mobbing, aussi appelé harcèlement moral, est une forme particulière de conflit. En général, lorsqu’un conflit est résolu, les relations redeviennent normales. Le harcèlement moral, en revanche, vise à exclure quelqu’un. Dans ce cas, une personne est directement attaquée par un ou plusieurs collègues de travail ou supérieurs. Ces attaques se produisent sur une longue période. Souviens-toi que la victime n’est pas responsable de ce qui lui arrive et qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide.
Si possible, aborde d’abord calmement et objectivement le conflit avec la personne qui te harcèle. Fais-lui comprendre que tu ne tolères pas son comportement. Si cela ne résout pas le problème, répète ton message par écrit, avec une copie à ton supérieur hiérarchique. Tiens un journal des incidents et demande de l’aide à la direction des ressources humaines. Si cela ne suffit pas, adresse-toi à ton syndicat ou à un service de consultation externe, par exemple un service spécialisé dans le harcèlement moral.
Important: Personne n’a le droit de t’infliger une violence physique, et en encore moins des coups. Si cela t’arrive, adresse-toi à parents ou à un représentant légal, à un enseignant, à ton syndicat, à l’office de la formation professionnelle ou même à la police. Il est important de ne rendre les coups en aucun cas !
Important: Toute discrimination fondée sur l’origine, le sexe, le mode de vie ou le handicap est interdite (interdiction de discrimination, art. 8 Cst.). La discrimination est souvent subtile, elle prend rarement la forme de violence physique par exemple. Il peut donc être difficile de déterminer s’il y a discrimination ou non. Dans un tel cas, parle à ton syndicat ou adresse-toi directement à un service spécialisé ou à un centre de consultation qui connaît bien le domaine concerné et qui pourra te conseiller de manière compétente.
Comment gérer les conflits durant l’apprentissage ?
Dans le monde du travail comme ailleurs, des conflits peuvent survenir. Lorsque des personnes différentes travaillent ensemble, avec parfois des intérêts divergents, dans des situations de concurrence, ou lorsque des prestations ne répondent pas aux attentes, cela peut provoquer des tensions qui dégénèrent parfois en conflits.
Souviens-toi cependant que tout désaccord n’est pas nécessairement un conflit. Les désaccords sont même potentiellement constructifs parce qu’ils favorisent la confrontation d’idées, l’apprentissage mutuel et de meilleures décisions, à condition d’être exprimés et réglés de façon constructive.
Voici quelques conseils pour le cas où tu te trouverais en situation de conflit:
- Ne laisse pas un conflit couver trop longtemps en toi, sinon il éclatera soudainement de manière incontrôlée.
- N’hésite pas à demander conseil à un professionnel. Une consultation te permettra d’obtenir des informations sur tes droits et tes obligations et de mieux comprendre ton rôle dans le conflit. Elle te montrera différentes façons de l’aborder pour le résoudre.
- Prends ta propre décision. C’est ta vie et personne ne peut en assumer la responsabilité à ta place.
Quels services de conseil peuvent m’aider en cas de conflit ou de problèmes personnels ?
Les conseillers d’orientation professionnelle restent à ta disposition pendant ta formation. Si tu rencontres des problèmes dans ton entreprise formatrice, adresse-toi au service d’orientation professionnelle (adresses sur https://www.csfo.ch/le-csfo).
Les conseillers en formation des offices de la formation professionnelle interviennent également en cas de conflits dans l’entreprise formatrice (adresses sur https://www.csfo.ch/le-csfo). Pour toute question relative au droit du travail et au contrat d’apprentissage, n’hésite pas à t’adresser à ton syndicat (adresses en dernière page).
En cas de problèmes personnels, tu peux appeler une hotline disponible 24 heures sur 24 en composant le 147. Tu trouveras de nombreuses informations pour les jeunes sur www.147.ch. Tu peux participer à des chats et lire les réponses aux questions d’autres jeunes. Tu y trouveras également les adresses de centres de consultation sur des thèmes tels que le harcèlement sexuel, les troubles alimentaires, la drogue, le cyberharcèlement, etc.
Et si j’envisage d’arrêter mon apprentissage ?
Le contrat d’apprentissage peut être résilié à tout moment d’un commun accord entre les parties contractantes. Si la réussite de ta formation est compromise, parle-en à ton formateur ou ta formatrice. L’office de la formation professionnelle vous entendra, toi et ton employeur, et décidera d’un accompagnement individuel spécialisé. Cela vaut également si le formateur ou la formatrice ne peut pas respecter les dispositions légales (art. 346 CO et art. 14 LFPr).
L’interruption d’un apprentissage est une décision importante. C’est pourquoi tu dois bien réfléchir et ne pas démissionner sur un coup de tête. Réfléchis bien aux raisons qui te poussent à abandonner ta formation: as-tu des difficultés à l’école? As-tu l’impression que cette profession ne te convient pas? Ou est-ce que le quotidien professionnel ne correspond pas à tes attentes? As-tu déjà trouvé une nouvelle solution? Avant d’abandonner ton apprentissage, cherche des alternatives et renseigne-toi bien. Parle à tes parents ou à d’autres personnes de confiance, par exemple à un enseignant. Fais-toi une idée des différentes offres et demande de l’aide. Le mieux est de t’adresser à un conseiller d’orientation ou à un conseiller en formation avant de démissionner. Cela te donnera du courage pour la suite et t’aidera à éviter une situation de crise. Si tu abandonnes ton apprentissage sans avoir trouvé une nouvelle activité, tu te trouveras avec beaucoup de temps libre dont tu auras peut-être plaisir à profiter dans un premier temps, mais à long terme, la situation pourrait devenir pesante.
Lorsque qu’un contrat d’apprentissage est résilié, l’entreprise formatrice doit en informer immédiatement par écrit l’office de la formation professionnelle et l’école professionnelle. Discute avec l’office de la formation professionnelle pour savoir si tu peux continuer à fréquenter l’école professionnelle et dans quelles conditions. Si tu souhaites poursuivre ton apprentissage dans le même métier, c’est l’office de la formation professionnelle qui est compétent. Si le métier que tu apprends ne te convient pas, renseigne-toi auprès du service d’orientation professionnelle sur les autres formations possibles. Demande également conseil sur les offres spéciales destinées aux apprentis qui ont interrompu leur apprentissage. Une 10e année scolaire pourrait être une option pour toi. Si tu ne cherches une nouvelle solution, tu peux t’inscrire auprès de ton ORP, qui te conseillera. Quelle que soit ta décision, il est important que tu reprennes une formation et que tu la mènes à bien. Une formation professionnelle te permettra d’être mieux armé sur le marché du travail et, tôt ou tard, tu trouveras un emploi à de meilleures conditions.
Ma période d’essai touche à sa fin et je ne suis pas sûr que l’apprentissage me convienne. Que faire ?
La période d’essai dure au maximum trois mois. Il est cependant possible de la prolonger jusqu’à six mois avec l’accord de l’autorité cantonale (prolongation de la période d’essai, art. 344a CO). Une raison pour une prolongation peut être que tu as besoin de plus de temps pour décider si l’apprentissage te convient. Le formateur ou la formatrice peut également demander une prolongation s’il ou elle a besoin de plus de temps pour observer ton travail. Pour qu’une prolongation soit possible, les parties contractantes doivent se mettre d’accord.
Mon contrat d’apprentissage peut-il être résilié ?
Oui. Le contrat d’apprentissage peut être résilié à tout moment d’un commun accord. Il peut également être résilié sans préavis pour des raisons importantes (résiliation sans préavis, art. 337 et 346 CO). Par exemple:
- si ton formateur ou ta formatrice ne dispose pas des compétences nécessaires pour te former correctement,
- si tu ne possèdes pas les capacités physiques ou mentales nécessaires ou si ta santé est menacée,
- si la formation ne peut être menée à bien ou ne peut l’être que dans des conditions considérablement modifiées.
Dans ce cas aussi, l’entreprise formatrice doit immédiatement en informer l’office de la formation professionnelle et l’école professionnelle. L’office tente alors, dans la mesure du possible, de parvenir à un accord entre les parties afin que tu puisses reprendre ton apprentissage.
Si le succès de la formation est remis en question ou s’il n’est pas possible de garantir le respect des dispositions légales, l’office de la formation professionnelle peut retirer l’autorisation de formation et résilier le contrat d’apprentissage. Les parties contractantes et l’école professionnelle doivent être entendues au préalable.
Si ton entreprise formatrice ferme ou n’est plus en mesure de te former correctement, l’office de la formation professionnelle veille, dans la mesure du possible, à ce que tu puisses terminer ton apprentissage dans une autre entreprise. L’employeur devra éventuellement verser des dommages-intérêts. Si tu perds ta place d’apprentissage, inscris-toi auprès de l’ORP ou de ta commune. Cela permettra de déterminer si tu as droit à des indemnités de chômage.
Les examens font partie de l’apprentissage et suscitent souvent de nombreuses questions. Sur cette page, tu trouveras des réponses concernant la préparation, le déroulement des examens, les répétitions ainsi que les diplômes et attestations à la fin de l’apprentissage.
Comment me préparer à l’examen final ?
L’examen final (qui fait partie de la procédure qualification CFC ou AFP) approche. Commence à le préparer suffisamment tôt et aie confiance en toi: tu as déjà acquis une grande expérience professionnelle et réussi plusieurs examens. Si tu as l’impression d’avoir encore des difficultés dans certains domaines, donne-toi le temps d’apprendre ce qui te manque. On se rend souvent compte de ses lacunes en cours de révision, c’est pourquoi il importe de commencer suffisamment tôt.
Conseils :
- Au début de la dernière année d’apprentissage, informe-toi sur les conditions d’examen dans ta profession à l’aide de l’ordonnance sur la formation et clarifie le contenu de l’examen. Il existe une ordonnance pour chaque formation, que tu peux trouver ici: https://www.sbfi.admin.ch/fr/liste-des-professions
- Commence à étudier régulièrement six mois avant l’examen. Établis un plan d’apprentissage avec des objectifs intermédiaires et suis-le.
- Attention à ne pas te perdre dans les détails lorsque tu étudies. L’important est d’acquérir une vue d’ensemble cohérente d’un domaine.
- Sois aussi conscient qu’en raison de la forte spécialisation de certaines entreprises, la formation pratique et le contenu de l’examen ne correspondent pas toujours.
- Lorsque tu constates des différences entre ta formation et le contenu de l’examen, parles-en avec ton formateur ou ta formatrice et demande-lui comment combler tes lacunes. L’entreprise a tout intérêt à ce que tu réussisses l’examen
Dans quel cas puis-je demander un examen intermédiaire ?
Si tu es la première apprentie ou le premier apprenti à être formé dans ton entreprise formatrice, l’office de la formation professionnelle peut exiger un examen intermédiaire. Le résultat de cet examen n’est pas pris en compte dans les notes de l’examen de fin d’apprentissage. Tu as l’impression que ton niveau de formation est insuffisant? Dans ce cas aussi, tu peux demander un examen intermédiaire auprès de l’office de la formation professionnelle par l’intermédiaire de ton représentant légal.
Si le résultat de l’examen intermédiaire est insuffisant, l’office de la formation professionnelle doit vérifier pourquoi et prendre les mesures nécessaires pour une amélioration. Le contrat d’apprentissage peut être résilié par révocation de l’autorisation.
Les examens partiels ne peuvent porter que sur des domaines pour lesquels tu as achevé ta formation. Les notes obtenues sont prises en compte dans les notes de l’examen de fin d’apprentissage (examen partiel, contenu / objectif, art 33 LFPr).
Les examens partiels insuffisants peuvent être repassés à la fin de chaque semestre, mais au maximum deux fois (repassage, art. 33 OPFr).
Sur quoi porte l’examen final ?
L’examen final permet de déterminer si tu as atteint les objectifs d’apprentissage décrits dans l’ordonnance sur la formation et le plan d’apprentissage (examen final, objectif, art. 33 LFPr), et qui te rendent apte à exercer ta profession.
Il existe une ordonnance sur la formation professionnelle initiale pour chaque métier. Celle-ci régit l’organisation et la durée de l’examen, le contenu de l’examen et sa répartition entre les différents domaines, la prise en compte des notes de l’école professionnelle ainsi que l’évaluation et la notation (règlement / contenu, art. 30 et 39 OFPr).
Tu as le droit et l’obligation de passer l’examen de fin d’apprentissage vers la fin ou à la fin de ton apprentissage. Ton employeur doit t’inscrire à l’examen.
Quel soutien mon employeur doit-il m’apporter pour l’examen?
L’employeur doit t’accorder le temps nécessaire à la réalisation du travail d’examen (sans déduction de salaire) (émoluments, art. 41 LFPr). Il doit aussi mettre gratuitement à ta disposition un espace de travail, les outils et, le cas échéant, le matériel nécessaires (ou te rembourser tes frais)
Si un examen de rattrapage a lieu après la fin de l’apprentissage, l’employeur doit te rémunérer pendant le temps nécessaire à l’examen.
Important: Le service de la formation professionnelle doit te remettre le règlement d’examen au début de ton apprentissage.
Important: Tu trouveras de nombreuses informations sur l’école professionnelle dans le lexique de la formation professionnelle en ligne : https://www.formationprof.ch/fr
Combien de fois puis-je repasser l’examen final ?
Si tu échoues à l’examen de fin d’apprentissage, tu peux le repasser deux fois au maximum (répétition, art. 33 OFPr).
En cas de répétition de l’examen, tu ne dois repasser que les branches dans lesquelles tu as obtenu des notes insuffisantes la fois précédente. Le résultat de l’examen est exprimé par une note globale. Celle-ci correspond à la moyenne des notes obtenues dans les matières obligatoires, arrondie à une décimale (notation, art. 34 OFPr). Les notes obtenues dans les différentes matières et la note globale te sont communiquées, ainsi qu’à ton employeur, au moyen d’un bulletin de notes sur lequel figure la mention de la réussite ou de l’échec à l’examen.
Important: Si tu dois repasser l’examen de fin d’apprentissage et que tu n’es plus sous contrat d’apprentissage prolongé à ce moment-là, tu n’as droit à aucun salaire pour cette période.
Quels certificats et diplômes vais-je obtenir à la fin de mon apprentissage ?
Lorsque tu as réussi l’examen de fin d’apprentissage, tu reçois une attestation fédérale de formation professionnelle (AFP) pour la formation initiale de deux ans, un certificat fédéral de capacité (CFC) pour la formation initiale de trois à quatre ans et un certificat de capacité ainsi qu’un certificat de maturité professionnelle pour la formation initiale élargie avec maturité professionnelle (certificat de capacité, art. 37 et 39 LFPr).
À la fin de la formation professionnelle initiale, l’employeur doit t’établir un certificat contenant les informations requises sur la profession apprise et la durée de l’apprentissage. À ta demande ou celle de ton représentant légal, le certificat doit également mentionner tes aptitudes, tes performances et ton comportement (certificat d’apprentissage, art. 346a CO).
Ces documents te permettent de te présenter comme professionnel qualifié ou une professionnelle qualifiée.

Vers la fin de ton apprentissage, de nombreuses nouvelles questions se posent. Sur cette page, tu trouveras différents thèmes autour de la transition après l'apprentissage, tes prochaines étapes, tes possibilités ainsi que des informations importantes sur le travail, la formation continue et les assurances sociales.
Une fois ta formation terminée, de nombreuses portes s'ouvrent – et de nouvelles questions se posent. Sur cette page, tu trouveras des réponses concernant tes possibilités après ta formation, la recherche d'emploi, les formations continues, les solutions transitoires ainsi que d'importants sujets juridiques et organisationnels.
La fin de l’apprentissage approche. Il est alors temps de te demander ce que tu veux faire ensuite: veux-tu travailler immédiatement dans le métier que tu as appris? Veux-tu entreprendre une deuxième formation ou passer la maturité professionnelle? Envisages-tu un séjour linguistique ou un voyage?
Si tu veux poursuivre en exerçant immédiatement le métier que tu as appris, commence par vérifier si tu peux continuer à travailler dans l’entreprise où tu as fait ton apprentissage. Saisis cette opportunité, même si le contrat est à durée déterminée. Tu acquerras ainsi une expérience professionnelle importante et bénéficieras de meilleures prestations de l’assurance-chômage si tu ne trouves pas immédiatement un nouvel emploi.
Tu as différentes possibilités de passer de l’apprentissage à la vie professionnelle. Fais le point sur ta situation professionnelle et privée et demande-toi comment tu veux poursuivre ta carrière. N’hésite pas à en discuter avec tes amis et ta famille. Pour obtenir des conseils professionnels, adresse-toi au service d’orientation professionnelle ou à l’office régional de placement (ORP).
De nombreux services d’orientation professionnelle proposent également des groupes de parcours professionnels où tu peux échanger avec d’autres personnes dans la même situation. Tu trouveras les adresses sur https://www.csfo.ch/contact et https://www.arbeit.swiss/secoalv/fr/home.html
Au cours d’une vie, il arrive régulièrement qu’on se demande où on en est et dans quelle voie poursuivre. Essaie d’établir quels sont tes talents, tes capacités, tes souhaits et tes intérêts. Les questions suivantes pourraient t’aider à faire le point:
Qu’est-ce que je préfère dans mon travail?
- Quelles sont les possibilités d’évolution dans mon métier?
- Quelles sont les compétences et les connaissances qui me manquent encore?
- Quelles sont mes activités préférées dans la vie? Puis-je les combiner avec le métier que j’ai appris?
- Qu’est-ce qui est actuellement le plus important pour moi? Gagner de l’argent, poursuivre une formation, voyager, quitter la maison, passer beaucoup de temps avec mes amis?
- Comment est-ce que j’imagine mon avenir personnel?
Si tu souhaites rester dans l’entreprise après ton apprentissage, parles-en suffisamment tôt à ton formateur ou à ta formatrice. Tu témoigneras ainsi ton intérêt pour l’entreprise. Si ton employeur accepte, tu devras conclure un nouveau contrat de travail. Si tu ne peux pas rester dans l’entreprise, demande un certificat intermédiaire qui te permettra de postuler auprès d’autres employeurs.
Important: Avant de signer le contrat, renseigne-toi auprès de ton syndicat pour savoir s’il existe une CCT pour ta branche. Tu auras ainsi un aperçu des salaires minimaux prescrits et d’autres informations importantes sur les conditions d’emploi.
Non. Ton contrat d’apprentissage est conclu pour une durée déterminée et ne doit rien contenir qui puisse porter atteinte à ta liberté de prendre une décision concernant ton activité après la fin de ton apprentissage (y compris l’école de recrue). Tu es libre de décider ce que tu veux faire après ton apprentissage (aucune restriction, art. 344a CO).
Projekt Swype (Text ausformulieren)
Un stage est une occasion d’acquérir une première expérience professionnelle en tant que travailleur qualifié après l’apprentissage et d’obtenir un nouveau certificat de travail. Ton salaire de stagiaire sera modeste, mais l’effort en vaut la peine si tu peux apprendre quelque chose de plus. Veille donc à ce que ton contrat de stage définisse clairement quand tu apprends quoi, où et avec l’aide de qui. Limite la durée de ton stage à quelques mois. Tu dois aussi savoir que de nombreux stages à l’étranger ne sont pas rémunérés. La plateforme Internet www.intermundo.ch répertorie les prestataires proposant des stages à l’étranger et des programmes d’échange.
Après avoir réussi ton examen final et acquis un à trois ans d’expérience professionnelle, tu as directement accès à la formation professionnelle supérieure (examens professionnels, examens professionnels supérieurs, école supérieure). Sur le site du SEFRI (Formation professionnelle et continue → Liste des professions → Formation professionnelle supérieure), tu trouveras une liste des formations reconnues au niveau fédéral. Tu as également la possibilité de faire l’école de maturité professionnelle (MP) à temps plein ou à temps partiel, puis, si tu souhaites, d’enchaîner avec une haute école spécialisée (pour en savoir plus, consulte le site https://www.hes-so.ch/domaines-et-hautes-ecoles/hautes-ecoles). Renseigne-toi auprès du service d’orientation professionnelle de ton canton et vérifie si tu as droit à une bourse.
Par ailleurs, la formation professionnelle continue offre de nombreuses possibilités d’approfondir et d’élargir tes connaissances et tes compétences. Les cours proposés par les syndicats et les associations professionnelles sont très abordables pour leurs membres.
Projekt Swype
La maîtrise d’une langue étrangère est parfois une qualification supplémentaire décisive. Il vaut donc la peine de suivre un cours de langue ou de faire un séjour linguistique. Movetia offre de bonnes possibilités d’échanges internationaux.
Si le métier que tu as appris ne te donne pas satisfaction, il vaut la peine d’envisager un deuxième apprentissage. Pour obtenir des informations et des conseils, adresse-toi à ton service d’orientation professionnelle (voir : https://www.csfo.ch/formation-professionnelle/gestion-de-donnees/registre-des-places-d-apprentissage). Tu peux y commander des brochures qui fournissent des informations sur toutes les possibilités de formation et de formation continue dans trente branches.
Tu peux accomplir ton service militaire en une traite de dix mois. Ainsi, tu n’auras pas à effectuer ensuite de cours de répétition (pour en savoir plus, consulte le site https://www.armee.ch/fr/service-militaire-er-cr).
De nombreuses organisations dépendent du travail des bénévoles. En faisant du bénévolat, tu apportes une contribution importante à une association. Tu peux par exemple t’engager en tant qu’entraîneur, responsable de camp, pour un événement culturel, pour l’organisation d’une fête de quartier ou dans un groupe de jeunes syndicalistes. Tu seras ainsi utile à la communauté, tout en apprenant beaucoup. Demande à l’association ou à l’organisation pour laquelle tu t’engages une attestation pour le travail bénévole effectué (pour en savoir plus, consulte le site https://benevol.ch/fr).
Projekt Swype
Un séjour à l’étranger pendant ou après ta formation professionnelle initiale t’offre une précieuse occasion de découvrir une nouvelle culture, d’approfondir tes compétences linguistiques et de renforcer ton autonomie. Les expériences internationales favorisent non seulement le développement personnel, mais aussi les compétences professionnelles dans un environnement de travail mondialisé.
Swype est un projet d’échange de Travail.Suisse qui permet aux apprenties et apprentis motivés de partir à l’étranger à moindre coût. En été, les participants passent généralement quatre semaines à Cork, en Irlande, où ils suivent un cours de langue intensif d’une semaine puis travaillent trois semaines dans une entreprise locale. Pendant cette période, ils vivent dans une famille d’accueil, ce qui leur permet de s’immerger dans la culture et de pratiquer l’anglais au quotidien (travailsuisse.ch+4swype.swiss+4travailsuisse.ch+4).
Ce séjour à l’étranger t’apportera un développement intensif de tes compétences professionnelles et linguistiques: le travail en entreprise permet d’acquérir des termes techniques anglais et des compétences pratiques dans un contexte international. Grâce au soutien de Movetia, qui prend en charge les frais à hauteur de 3000 francs environ, ta participation aux coûts est réduite à francs seulement. Swipe est donc accessible pour ainsi dire gratuitement à tous les apprentis et apprenties.
En principe, les offres d’emploi sont publiées sur des plateformes Internet, les sites web des entreprises, dans les journaux et les magazines spécialisés. Cependant, de nombreux postes sont pourvus par le biais de contacts personnels, sans jamais être publiés. Tu dois donc mener ta recherche d’emploi sur plusieurs fronts.
Plateformes Internet
Consulte les plateformes Internet et, si possible, souscris à un abonnement de recherche d’emploi. Tu trouveras sur https://www.travailler-en-suisse.ch/emploi-suisse/offres-emploi-suisse/portail-offres-emplois-suisse des moteurs de recherche d’emploi et des agences de placement. La plupart des associations patronales proposent également un service de placement dans leur branche. N’oublie pas non plus de consulter les sites web des entreprises qui t’intéressent.
Utilise tes contacts personnels
Annonce à tes amis, tes proches, tes connaissances et tes collègues que tu cherches un emploi. Plus ton réseau d’information est étendu, plus tu as de chances d’apprendre rapidement qu’un poste vacant correspond à ton profil. Avant d’appeler un employeur potentiel, prépare-toi, établis la liste de tes compétences, et qualités qui sont pertinentes pour son entreprise et note aussi les points sur lesquels tu souhaites obtenir plus d’informations.
Candidature spontanée
Tu peux aussi envoyer spontanément ton dossier de candidature à une entreprise. Renseigne-toi toutefois au préalable pour savoir si les candidatures spontanées sont les bienvenues et à qui les adresser. N’oublie pas de contacter les entreprises avec lesquelles tu as déjà été en contact pendant ton apprentissage.
Ton dossier de candidature
Ton dossier de candidature est ta carte de visite personnelle. Veille à ce qu’il soit complet, que ton CV soit clair et que ta lettre de motivation soit irréprochable. Fais également relire ta candidature par quelqu’un d’autre. Un regard extérieur permet souvent de repérer plus facilement les erreurs et les incohérences. Profite des services proposés par le centre d’orientation professionnelle ou l’ORP et demande conseil. Tu trouveras également sur Internet des informations utiles sur le dossier de candidature et l’entretien d’embauche (www.orientation.ch, https://www.bewerbung.ch/).
Le refus d’une candidature peut être douloureux. Il peut susciter la colère ou le doute. Pourtant, une fois l’émotion passée, tu devrais essayer de connaître les raisons du refus. Demande calmement au service des ressources humaines de l’entreprise où tu as postulé pourquoi ta candidature a été rejetée en expliquant que tu voudrais en tirer les leçons pour l’améliorer. En règle générale, ton interlocutrice ou interlocuteur sera ravi de t’aider et de te donner son avis. Tu découvriras ainsi l’impression que tu as laissée avec ton dossier ou lors de l’entretien d’embauche, les compétences qui te manquent encore et les domaines dans lesquels tu peux progresser. Tu obtiendras également des informations sur la situation de l’emploi dans ta branche.
Si l’on te demande si tu es enceinte, si tu as déjà souffert d’une maladie grave ou quelle est ton orientation sexuelle (par ex. gay ou bisexuel), tu n’es pas tenu de répondre à ces questions. Ton employeur potentiel n’a pas non plus le droit de te demander si tu appartiens à un parti politique ni quelle est ta religion. Il ne peut pas non plus te demander si tu es membre d’un syndicat. S’il le fait malgré tout, tu peux faire une entorse à la vérité.
Sauf si la question est pertinente pour le travail. Si tu travailles par exemple dans le secteur des soins, tu dois informer l’employeur si tu es atteint d’une maladie contagieuse. Si la condition physique est une exigence pour le poste ou si tu dois effectuer des tâches dangereuses (par exemple travailler avec des substances toxiques), la question de la grossesse devient pertinente, qu’elle concerne ta sécurité et celle de ton enfant.
Important: Prépare-toi à répondre à des questions potentiellement délicates. Si tu n’es pas sûre, demande à l’employeur en quoi une question particulière est pertinente pour le poste.
L’objectif d’un stage est d’acquérir des connaissances pratiques et de te faciliter l’entrée dans la vie professionnelle. Un stage doit toujours avoir un caractère formateur, comporter des tâches exigeantes et être limité dans le temps (durée maximale d’un an). Tu ne devrais plus avoir à effectuer de stage dans ton métier, puisque tu as déjà acquis de l’expérience professionnelle durant ton apprentissage. Si tu le fais malgré tout, tu dois alors recevoir au moins le salaire minimal en vigueur dans la branche. Pour tous les stages, il faut convenir des conditions-cadres et des objectifs de formation clairs. Sur le plan juridique, un stage est considéré comme un contrat de travail à durée déterminée. Il n’y a donc ni protection contre le licenciement ni maintien du salaire en cas de maladie. Fais vérifier les conditions de ton stage par l’office de la formation professionnelle ou par ton syndicat.
Avant de signer un contrat de stage, veille à ce que les points suivants y soient stipulés:
- durée du stage,
- domaine d’activité,
- salaire,
- règles relatives aux horaires de travail, à la période d’essai éventuelle, à la résiliation et aux congés,
- cas de maladie.
Important: la période d’initiation dans une entreprise ne doit pas nécessairement prendre la forme d’un stage.
Le travail temporaire peut être intéressant, parce qu’il est relativement facile et rapide à trouver. Il te permet de faire le pont entre deux emplois et de rester dans le marché du travail si tu perds ton emploi. Cela augmente tes chances de retrouver un emploi fixe. De plus, un emploi temporaire t’offre la possibilité de découvrir d’autres professions et d’élargir tes horizons. En Suisse, il y a plus de 300 000 employées et employés temporaires, qui sont soumis à la CCT Location de services. La CCT est conclue entre le patronat et les syndicats, qui défendent les intérêts des travailleuses et travailleurs. Dans le cadre d’un contrat de travail temporaire, ton employeur est l’agence d’intérim. C’est elle qui doit t’établir un contrat de travail écrit. Veille à ce que le contrat soit respecté: il arrive assez fréquemment qu’il y ait des problèmes d’heures supplémentaires non rémunérées ou un manque de clarté concernant les frais et les congés. Vérifie donc régulièrement que tout est correctement calculé et, si nécessaire, demande l’aide de ton syndicat.
Si tu as plus de 25 ans, l’employeur doit te donner la possibilité de cotiser à la caisse de pension dès ton premier jour de travail. La moitié des cotisations est déduite de ton salaire, tandis que l’autre moitié (au moins) est versée par l’employeur. Cela augmente ainsi la pension que tu toucheras lorsque tu auras atteint l’âge de la retraite.
Un emploi temporaire est une bonne occasion d’acquérir de l’expérience professionnelle et d’obtenir un certificat de travail. Parfois, un emploi temporaire débouche même sur un emploi permanent. Pour être bien protégé, renseigne-toi sur tes droits: depuis 2012, la convention collective de travail (CCT) pour le personnel temporaire s’applique à tous les employés temporaires entrant dans son champ d’application. Elle régit les salaires, les horaires de travail et reprend de nombreuses dispositions des conventions collectives de travail de différentes branches. Sur www.tempservice.ch, tu trouveras une base de données dans laquelle tu peux effectuer une recherche par profession, branche, canton, salaire minimal ou congés.
Les petits boulots sont utiles pour combler la période jusqu’à l’obtention d’un emploi ou d’une formation complémentaire. Sinon, ils sont plutôt déconseillés. Un emploi qui ne peut pas être pris en compte comme qualification lors de la prochaine candidature ne t’aide pas à avancer. Après avoir terminé ton apprentissage, il est important d’acquérir de l’expérience dans le métier que tu as appris et d’acquérir des compétences et des connaissances supplémentaires. Un petit boulot ne t’aidera pas à y parvenir. Si ne travailles pas dans le métier que tu as appris, ton diplôme d’apprentissage aura perdu sa valeur en quelques années seulement.
Les personnes qui travaillent à leur compte jouissent d’une plus grande liberté, mais elles renoncent à la protection que la loi procure aux salariés et salariées. Ainsi par exemple, les indépendants n’ont pas accès à l’assurance-chômage. Les assurances sociales considèrent que toute personne qui travaille à son nom et pour son propre compte, qui n’est soumise à aucune directive émanant de tiers et qui assume le risque économique exerce une activité indépendante. La caisse de compensation vérifie si la personne assurée est indépendante au sens de l’AVS. Les indépendants exercent leur activité sous leur propre raison sociale. Ils disposent de leur propre infrastructure, facturent en leur nom propre, assument le risque d’encaissement et, dans certains cas, décomptent la taxe sur la valeur ajoutée. Ils décident eux-mêmes de leur organisation, de leur mode de travail et de la sous-traitance éventuelle de certaines tâches à des tiers. En outre, les indépendants travaillent pour plusieurs clients.
Important: Si tu veux te mettre à ton compte, demande un conseil professionnel. Ton revenu doit suffire sur le long terme à rétribuer ton travail et à payer toutes les dépenses. Il est utile d’effectuer des calculs préliminaires et d’établir un business plan. Assure-toi auprès de la caisse de compensation que tu es annoncé pour cette activité en qualité de personne exerçant une activité lucrative indépendante du point de vue de l’AVS.
Il arrive parfois qu’on ne trouve pas immédiatement un emploi fixe après l’apprentissage. Dans ce cas, inscris-toi au plus tard le premier jour ouvrable de ton chômage auprès de l’office régional de placement (ORP) ou de ta commune de résidence. Tu trouveras l’adresse de ton ORP sur https://www.arbeit.swiss/fr/centre-dinformation/adresses-et-liens . Tu dois t’inscrire en personne et apporter les documents suivants:
- carte AVS,
- carte d’identité ou passeport,
- le cas échéant, autorisation d’établissement ou carte de séjour,
- attestation de domicile ou récépissé de dépôt de pièces de la commune de résidence.
L’ORP t’expliquera la marche à suivre et tu pourras choisir la caisse de chômage qui te versera ton indemnité journalière. Les indemnités journalières ne sont pas versées rétroactivement, il est donc important de t’inscrire à temps. L’ORP est compétent pour toutes les questions relatives à la recherche d’emploi, tandis que la caisse de chômage s’occupe de l’aspect financier de ton chômage. Ton syndicat propose aussi les services de sa propre caisse de chômage; tu peux la choisir lors de ton inscription au chômage. Si, après avoir terminé ton apprentissage ou l’avoir interrompu, tu n’as pas trouvé de travail malgré des recherches intensives et vérifiables, tu as droit à des indemnités de chômage (chômage après la fin de l’apprentissage, art. 17 LACI et art. 41 OACI). Le nombre d’indemnités journalières dépend de ton âge et de ta durée de cotisation (nombre maximal d’indemnités journalières, art. 27 LACI). Renseigne-toi auprès de ta caisse de chômage ou de ton syndicat.
Important:
- Si tu fais l’école de recrues, essaie de rester dans l’entreprise formatrice jusqu’au début de l’ER.
- Respecte scrupuleusement les directives de l’ORP. Tout manquement peut entraîner des jours de suspension et réduire ton indemnité de chômage (obligations et prescriptions de contrôle, art. 17 LACI).
- Tu peux demander à l’assurance-chômage des stages professionnels d’une durée maximale de six mois. Ils s’adressent aux jeunes diplômés et diplômées sans emploi ou aux personnes en reconversion professionnelle. Pendant le stage professionnel, tu reçois une indemnité journalière minimale de 102 francs. Renseigne-toi auprès de l’ORP au sujet de cette offre.
Si tu es inscrit à la caisse de chômage et que tu perçois des indemnités journalières, tu es automatiquement assuré contre les accidents. En cas de maladie, la caisse de chômage verse également des indemnités journalières pendant une durée limitée. Il en va autrement si, après ton apprentissage, tu pars à l’étranger ou suis une formation à plein temps. Dans ce cas, tu dois veiller à ce qu’il n’y ait pas de lacune dans ton assurance. Tu peux souscrire une assurance par convention auprès de l’assurance-accidents de ton dernier employeur. Tu dois souscrire cette assurance dans les 30 jours suivant la fin de ton emploi.
L’ORP t’aide en te conseillant, en te proposant des offres d’emploi et en mettant en place des mesures telles que des cours et des missions de travail afin d’améliorer tes chances sur le marché du travail. Les collaborateurs de l’ORP sont des professionnels en matière de recherche d’emploi, de dossier de candidature et d’entretien d’embauche. L’ORP te donne la possibilité de suivre des formations à la candidature et d’effectuer des stages professionnels. Les jeunes sans emploi peuvent effectuer un stage dans une autre région linguistique de Suisse et apprendre en même temps une langue nationale. Il vaut la peine de profiter des offres de l’ORP !
Les assurances sociales te protègent dans différentes situations de la vie Sur cette page, tu trouveras des réponses aux questions concernant les cotisations et les prestations en cas de maladie, d’accident, de service militaire, de maternité ou de chômage, ainsi que des informations sur la caisse de pension et le chômage partiel durant l’apprentissage
À partir de quand dois-je payer l’AVS/AI ?
En tant que salariée ou salarié, tu es assuré auprès de l’AVS (assurance vieillesse et survivants). Pour cela, tu dois payer des cotisations AVS à partir du 1er janvier de l’année de tes 18 ans. Ton employeur doit déduire ta cotisation directement de ton salaire (principe: obligation de paiement à partir de 18 ans, art. 3 LAVS; déduction directe du salaire, art. 5, 6 et 51 LAVS).
Si tu n’as pas encore de revenu, tu n’es assujetti à l’obligation de cotiser qu’à partir du 1er janvier suivant ton 20e anniversaire et tu dois payer un montant minimal (cotisation minimale, art. 3 et 25 LAVS, assurance vieillesse et survivants). Les mêmes obligations de cotiser s’appliquent à l’AI (assurance invalidité).
Si tu pars à l’étranger pour une longue période (plus d’un an), il est fortement recommandé de t’inscrire auprès de l’agence AVS de ta commune de résidence avec ton certificat AVS.
Quelles sont mes prestations en cas de service militaire, de maternité et de chômage ?
Pour le service militaire et la protection civile, le régime des allocations pour perte de gain te verse une indemnité pour les jours de service effectués.
L’APG régit également l’allocation de maternité. Après l’accouchement, tu reçois une allocation de maternité pendant au moins 14 semaines (ou plus, selon la CCT ou le contrat de travail individuel). Cela s’applique si tu exerces une activité lucrative, salariée ou indépendante, ou si tu as droit à des indemnités de chômage en raison de la durée de cotisation.
Si tu perds ton emploi en cours d’apprentissage (par exemple en cas de fermeture d’une entreprise), ton employeur, l’office de la formation professionnelle et tes parents doivent t’aider à trouver un nouvel emploi.
Comment suis-je assuré en cas de maladie ou d’accident ?
Ton contrat d’apprentissage doit stipuler clairement les modalités du maintien du salaire en cas de maladie (maintien du salaire, art. 324 CO).
L’employeur est tenu d’assurer les apprentis contre les accidents professionnels, les maladies professionnelles et les accidents non professionnels (assurance accidents professionnels et non professionnels obligatoire, art. 1 et 8 LAA, art. 12 OLAA). Les primes de l’assurance accidents professionnels de l’entreprise doivent être prises en charge par l’employeur (primes, art. 91 LAA). Les primes de l’assurance contre les accidents non professionnels peuvent être déduites du salaire (mais de nombreux employeurs prennent également en charge les primes pour leurs apprentis et apprenties). En règle générale, les apprentis ont droit, pendant leur première année d’apprentissage, à un examen médical gratuit axé sur les aspects liés à la médecine du travail. Les cantons peuvent déclarer cet examen obligatoire.
À partir de quand dois-je cotiser à la caisse de pension (2e pilier) ?
À partir du 1er janvier de tes 18 ans (pour les risques d’invalidité et de décès) ou de tes 25 ans (pour l’épargne vieillesse), tu es soumis à l’obligation d’affiliation à la caisse de pension. L’employeur doit cotiser tout comme l’employé. Cela signifie que parallèlement aux cotisations déduites de ton salaire, ton employeur verse des cotisations d’un montant au moins égal. C’est l’employeur qui choisit la caisse de pension. Les caisses de pension proposent différents plans. Certaines offrent des prestations de prévoyance supérieures au minimum prescrit par la loi (obligatoire). Les prestations figurent sur le certificat d’assurance que tu reçois chaque année.
Si tu changes d’employeur à partir de 25 ans, la caisse de pension de ton ancien employeur doit transférer ton avoir de prévoyance à celle de ton nouvel employeur (art. 3 LFLP). Pour cela, tu dois communiquer les coordonnées de la nouvelle caisse de pension à ton ancienne caisse. Si tu n’as pas de nouvel emploi, l’ancienne caisse de pension doit transférer ton avoir sur un compte dit «de libre passage» auprès d’une institution de libre passage (banque ou assurance) de ton choix. Si tu n’informe pas ton ancienne caisse de pension de la marche à suivre, celle-ci transférera ton avoir au plus tôt après six mois et au plus tard après deux ans sur un compte de libre passage auprès de la Fondation institution supplétive LPP (LFLP 4). Un compte de libre passage sera alors ouvert pour ton avoir. Dès que tu auras un nouvel emploi, tu devras faire transférer ton avoir à la caisse de pension de ton nouvel employeur. À chaque changement d’emploi, veille à ce que ton avoir de vieillesse soit transféré à la nouvelle caisse de pension.
Important: Informe-toi auprès de ton employeur de la règlementation concernant la caisse de pension (prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité, art. 7 LPP).
Important: Veille à toujours savoir où se trouve ton avoir vieillesse et fais en sorte qu’il se trouve toujours sur un seul compte. Tiens ta caisse de pension ou ton institution de libre passage au courant par écrit d’un éventuel changement d’adresse ou d’état civil et conserve soigneusement tes documents.
Puis-je être mis au chômage partiel pendant mon apprentissage ?
Il ne peut être recouru au chômage partiel pour les apprentis et apprenties que dans des cas exceptionnels. Si le chômage partiel est introduit dans ton entreprise, ton employeur est tenu de continuer à te former pleinement, dans la mesure où cela peut raisonnablement être attendu de lui. Si le chômage partiel devient inévitable, ton employeur doit en informer tes parents et l’office de la formation professionnelle. Le nouveau temps de travail fixé nécessite une modification du contrat. Une réduction de salaire en cas de chômage partiel devrait être convenue par écrit avec ton accord et celui de ton représentant légal.
Important: Si tu dois repasser l’examen final et que la date ne tombe plus pendant la durée de ton contrat d’apprentissage, ton employeur n’est pas tenu de te verser un salaire.
Questions les plus fréquentes

L’apprentissage sert à acquérir les compétences, les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’exercice du métier que tu as choisi. Il dure deux à quatre ans. L’apprentissage de trois à quatre ans s’achève par un examen de fin d’apprentissage pour l’obtention du certificat fédéral de capacité (CFC). En parallèle à cette formation, ou après, tu peux acquérir une culture générale plus vaste en passant la maturité professionnelle (MP). Mais si tu es avant tout doué sur le plan pratique, tu peux, dans de nombreux métiers, suivre une formation initiale pour obtenir l’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP).

Il s’agit:
- de toi, en tant qu’apprenti ou apprentie,
- de l’entreprise formatrice/le réseau d’entreprises formatrices
- et, si tu n’as pas atteint ta majorité, de tes parents ou de ton représentant légal.
Une fois signé, le contrat d’apprentissage doit être contrôlé et approuvé par l’office cantonal de la formation professionnelle (art. 344 CO, art. 14 LFPr et art. 8 OFPr).
Ton contrat d’apprentissage doit être conclu par écrit avant le début de l’apprentissage. Même si aucun contrat écrit n’est conclu ou si ton employeur ne le remet pas ou le remet tardivement à l’office cantonal de la formation professionnelle, ton reste est soumis aux dispositions de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) (forme / approbation, art. 344a CO et art. 14 LFPr).
Ton entreprise formatrice a l’obligation de te former de manière professionnelle dans le métier que tu as choisi. Tu t’engages, pour ta part, à travailler pour ton employeur à cette fin (nature / but / obligation, art. 344 CO).

Ton contrat d’apprentissage doit régler les points suivants:
- nature et durée de la formation,
- nom de l’employeur (éventuellement du formateur),
- salaire,
- période d’essai (trois mois au maximum),
- temps de travail (heures par jour / par semaine),
- vacances.
(Contenu, art. 344a CO et art. 14 LFPr)
Le contrat d’apprentissage peut contenir d’autres dispositions telles que:
- prise en charge des primes d’assurance,
- hébergement et repas,
- mise à disposition des outils professionnels,
- gratification / 13e salaire.



