Les négociations salariales 2026 n'incitent pas à l'optimisme. Nora Picchi, responsable de la politique syndicale chez Syna, explique pourquoi Syna en juge les résultats insuffisants et pourquoi, malgré quelques rares améliorations, beaucoup de travailleuses et travailleurs ne sont guère mieux lotis aujourd'hui qu'il y a dix ans.
Lors des négociations salariales menées avec les partenaires sociaux Syna et la Société suisse des employés de commerce dans le cadre de la convention collective de travail (CCT), le détaillant a convenu d'augmenter sa masse salariale de 1,5 %. Cette augmentation de la masse salariale représente la plus forte hausse du secteur du commerce de détail suisse pour 2026. L'entreprise reste également le seul détaillant à complètement renoncer à la déduction de coordination pour la caisse de pension. Cela profite notamment aux collaboratrices et collaborateurs à temps partiel, car l'intégralité de leur salaire est pris en compte pour la caisse de pension (sans aucune déduction), assurant ainsi leur future rente.
L'Association des entreprises suisses de services de sécurité (AESS) et les syndicats Syna et Unia prolongent la déclaration de force obligatoire d'une année supplémentaire.
Les délégations de négociation de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) et des syndicats Syna et Unia se sont mises d'accord sur un résultat vendredi 12 décembre 2025, après d'intenses négociations. Les parties contractantes ont négocié une convention nationale d'une durée de six ans comprenant une nouvelle réglementation du temps de travail et de déplacement, un paquet salarial et un mécanisme qui sécurise le pouvoir d'achat en cas de renchérissement. Avec cette nouvelle convention, le secteur de la construction gagne en attractivité. Le résultat des négociations doit encore être approuvé par les instances décisionnelles des deux parties.
Un nouveau modèle de préretraite entrera en vigueur dans la branche des techniques du bâtiment dès 2027. suissetec et les syndicats Unia et Syna se sont entendus pour permettre aux salarié-e-s âgés de 60 ans et plus, qui possèdent au moins quinze ans d'expérience dans la branche, de cesser de travailler plus tôt et de toucher une rente transitoire jusqu'à l'âge de référence pour la retraite de l'AVS.
Les négociations relatives à la convention collective nationale de la construction (CN) qui arrive à échéance se sont poursuivies aujourd'hui, sans déboucher sur un accord. Pour trouver une solution, il est nécessaire de prendre des mesures contre la crise du personnel : des horaires de travail plus favorables à la famille et la compensation du renchérissement pour les salaires effectifs. Au lieu de cela, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) lie une nouvelle CCT à une exigence qui signifierait la fin d'un principe fondamental du partenariat social : la suppression de l'article consacré aux négociations salariales. Cet ultimatum est une atteinte au pouvoir d'achat et ouvre la voie au dumping salarial. Sans volonté de compromis, les dirigeants de la SSE risquent de précipiter la branche dans une situation de vide conventionnel, pour la première fois depuis plus d'une décennie.
La convention collective de travail (CCT) des shops de stations-service suisses a été renégociée avec succès. Elle apporte notamment des améliorations en matière de salaires minimaux, de planification du travail et de sécurité au travail.
Les syndicats Unia et Syna n'ont pas trouvé d'accord avec Fenaco lors des négociations salariales, pour la troisième année consécutive. Ils ont rejeté le résultat des négociations salariales, car celui-ci ne prévoit qu'une petite augmentation pour l'ensemble du personnel. Avec la hausse des primes d'assurance maladie et du coût de la vie, les salarié-e-s comptent sur une augmentation générale des salaires pour toutes et tous plutôt que sur des hausses individuelles.
