Chaque automne, c'est la même angoisse: la lettre de notre assurance‑maladie annonce de nouvelles hausses de primes, souvent bien au‑dessus de l'augmentation des rentes. Syna dit stop, on ne peut plus continuer comme ça: appelons nos autorités à prendre leur responsabilité. Lorsque la santé devient un luxe réservé à des privilégiés, lorsque le système des primes ne fonctionne plus, il est temps de changer ce système!
Comme travailleurs et travailleuses migrant-e-s, nous avons souvent pour seul droit celui de payer. Ça suffit! Nous appelons aujourd'hui nos autorités à réagir efficacement et urgemment contre les augmentations des primes maladie. Avoir accès à la santé sans se ruiner ne devrait pas être un privilège mais un droit.
Les primes d'assurance-maladie sont souvent un poids insoutenable pour les petits budgets.
Comme travailleurs et travailleuses, nous avons souvent pour seul droit celui de payer. Ça suffit! Nous appelons aujourd'hui nos autorités à réagir efficacement et urgemment contre les augmentations des primes maladie. Avoir accès à la santé sans se ruiner ne devrait pas être un privilège mais un droit.
En Suisse, l'assurance-maladie de base (LAMal) est obligatoire pour toutes et tous. Mais saviez-vous que vous pouvez demander une aide financière si votre revenu est modeste, et que vous avez le droit de changer de caisse chaque année?
Syna, le Syndicat, dénonce la hausse annoncée des primes d'assurance-maladie pour 2026 et demande que les ménages ne soient plus les seuls à supporter les conséquences de l'inaction politique.
Le 18 décembre dernier, le conseiller national PLR, P. Nantermod a proposé l'introduction d'un palier supplémentaire pour les seniors dans le système Lamal, ce qui ferait supporter le coût de la santé des plus âgé-e-s par les plus âgé-e-s uniquement, et détruirait ainsi définitivement le principe de solidarité intergénérationnelle prévue par la Lamal. Cette proposition choquante menace de creuser davantage les inégalités et de fragiliser les plus vulnérables.
Actuellement, 14% du revenu en moyenne est consacré au paiement des primes maladie. Le 9 juin, nous voterons pour fixer un plafond à 10%.
Aujourd'hui, les assuré-e-s assument environs 25% des dépenses de santé; pourtant, dans un État social, il incombe à l'État d'assurer à toutes et tous l'accès à des soins de qualité.
