Si le stress, l'épuisement ou les maladies psychiques ne sont plus des sujets tabous au travail, ils restent en revanche souvent source d'incertitudes. Deux exemples tirés du quotidien professionnel illustrent quels sont les droits des salariés et ce qu'ils sont tenus de communiquer ou non à leur employeur.
Toujours plus de jeunes, pourtant entrés dans le monde du travail pleins d'engagement et d'ambition, se sentent stressés et épuisés émotionnellement. Le «Baromètre Conditions de travail 2025» publié par Travail.Suisse montre que la santé psychique est un sujet incontournable dès le début de la vie professionnelle.
Le syndicat Syna s'inquiète de la décision prise hier par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-N) concernant l'initiative cantonale (23.325 S) sur la flexibilisation des heures d'ouverture des commerces. Cette mesure vise un nouvel assouplissement de la loi sur le travail: à l'avenir, douze dimanches de vente par an pourraient être autorisés sans demande préalable, contre quatre actuellement.
Résultats du «Baromètre Conditions de travail 2024»
En Suisse, le stress et l'épuisement liés au travail continuent hélas d'augmenter. Par ailleurs, le lien entre ce phénomène et la recrudescence des maladies psychiques se dessine toujours plus clairement. Pourtant, lorsque ce sujet est abordé au niveau politique, l'influence des conditions de travail sur les coûts de la santé et sur la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée est souvent passée sous silence.
Selon les cantons, entre 20 et 25 % des jeunes âgés de 15 à 25 ans souffrent de troubles dépressifs et/ou anxieux, d'une dépendance ou de solitude.
