Les premiers résultats du projet sont disponibles : des ressources utiles avec des conseils pratiques sur les questions relatives au travail à temps partiel.
Le travail à temps partiel est en plein essor en Suisse, où près de 40 % des salariées et salariés ont réduit leur taux d'activité. Cependant, s'il représente une opportunité pour certains, il est problématique pour d'autres. Nous avons discuté avec Yvonne Feri, présidente de Syna, d'opportunités, de défis et des réformes nécessaires.
En Suisse, près de 2 millions de personnes, soit 40 % de la population active, travaillent à temps partiel. C'est ce qui ressort d'une publication de l'Office fédéral de la statistique parue aujourd'hui. Le travail à temps partiel a fortement augmenté ces dernières années. Il permet aux travailleuses et travailleurs de concilier leur activité professionnelle avec leurs responsabilités familiales ou leur formation. En même temps, le travail à temps partiel présente également des aspects problématiques, tels que les exigences excessives des employeurs en matière de flexibilité horaire des travailleuses et travailleurs. Pour Travail.Suisse, il est clair que le travail à temps partiel répond à un besoin important des travailleuses et travailleurs. Il est toutefois nécessaire de moderniser et d'améliorer les conditions du travail à temps partiel.
Avec les résultats du sondage sur la compatibilité entre vie privée et vie professionnelle, le projet entre dans une nouvelle phase. Entreprises et salarié-e-s estiment que le plus grand potentiel d'amélioration réside dans une plus grande flexibilité des horaires de début et de fin de la journée de travail ainsi que dans les emplois à temps partiel, aussi à un taux inférieur à 80 %. Les résultats du sondage seront pris en compte dans la conception ultérieure du projet.
Aujourd'hui, Travail.Suisse a présenté une analyse complète du travail à temps partiel en Suisse, en collaboration avec ses associations membres. Le travail à temps partiel est très répandu en Suisse et reste largement pratiqué par les femmes. L'analyse montre que le modèle est souhaité et souhaitable, mais qu'il nécessite des aménagements afin d'en minimiser les conséquences négatives possibles. L'association faîtière a présenté 19 exigences pour moderniser le « modèle suisse » du travail à temps partiel et a également déconstruit certains préjugés et ignorances sur le sujet.
Le monde du travail change rapidement. Thomas Bauer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse, nous expose les opportunités et les défis liés à la flexibilisation des horaires de travail, et quels modèles de travail pourraient se révéler judicieux.
Le peuple suisse a approuvé aujourd'hui aux urnes le relèvement de l'âge de la retraite des femmes. Les femmes et les hommes sont donc désormais sur un pied d'égalité en ce qui concerne l'âge de la retraite – alors même que de nombreuses inégalités persistent dans presque tous les autres domaines. Les inégalités flagrantes en matière de salaire et de rente, le risque élevé de pauvreté des femmes, le manque de considération financière du travail de soins ou une politique familiale à la traîne ne sont que quelques-uns des manquements en matière d'égalité et de conciliation. Travail.Suisse invite par conséquent à lancer une offensive pour l'égalité, prévoyant des réformes rapides dans sept champs d'action.
Ces quatre dernières années, la branche de la plâtrerie-peinture a réalisé un projet de promotion du temps partiel en Suisse alémanique, faisant ainsi œuvre de pionnière dans le secteur de la construction. Le bilan dressé par les évaluateurs externes et les participant-e-s au projet est positif. Les outils mis au point pour les entreprises sont aussi mis à la disposition des autres branches.
Beaucoup de jeunes travailleurs et travailleuses, en particulier dans les entreprises de peinture, veulent des emplois à temps partiel – qui sont beaucoup trop rares. Les partenaires sociaux l'ont compris: si la branche veut rester attractive, elle doit réagir.
