Le harcèlement sexuel au travail peut prendre des formes variées, parfois banalisées, et avoir des conséquences importantes sur la santé et la vie professionnelle. À l'approche du 25 novembre et de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, Syna rappelle que la prévention du harcèlement au travail relève aussi de la responsabilité des employeurs.
Messages à caractère sexuel non désirés, remarques sexistes, gestes déplacés, intimidations ou pressions: ces comportements doivent être pris au sérieux.
Il peut toucher toutes les personnes, quels que soient leur âge, leur profession ou leur position hiérarchique. Ses conséquences peuvent être importantes, tant sur la santé que sur la vie professionnelle.
Les employeurs ont une responsabilité
En Suisse, la loi impose aux employeurs de protéger la personnalité et l'intégrité de leur personnel. Cela comprend la prévention du harcèlement sexuel et la mise en place de mesures appropriées lorsqu'une situation problématique est signalée.
Pourtant, parler d'une situation de harcèlement peut être difficile, notamment par crainte de représailles, de ne pas être pris·e au sérieux ou de perdre son emploi.
Les personnes concernées doivent pouvoir trouver une écoute, des informations fiables et un accompagnement adapté.
Briser le silence et renforcer la prévention
16 jours contre les violences faites aux femmes..
La campagne internationale «16 Days of Activism Against Gender Violence» a été lancée en 1991 par le Women's Global Leadership Institute. Depuis, ces 16 journées d'action sensibilisent chaque année le public aux violences fondées sur le genre. Elles débutent le 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et se terminent le 10 décembre, Journée internationale des droits humains.
Le choix de ces deux dates est délibéré: il vise à rappeler que les droits des femmes font partie intégrante des droits humains. Les violences fondées sur le genre ne relèvent pas de la sphère privée, mais constituent une violation des droits humains fondamentaux, qui doit être reconnue et combattue comme telle.
Pour Syna, la lutte contre les violences sexuelles, le harcèlement et les discriminations est indissociable de l'engagement en faveur de conditions de travail dignes et respectueuses.
Personne ne devrait avoir à subir des comportements sexistes ou du harcèlement pour pouvoir exercer son métier.
Besoin d'aide? Les membres confrontés à une situation problématique peuvent s'adresser à Syna pour obtenir des informations et un accompagnement dans leurs démarches.
