«Un salaire à plein temps ne doit pas suffire pour en vivre.» Cette déclaration de Roland A. Müller, directeur de l'Union patronale suisse, lors d'une réunion de commission en juin a susci-té une vive indignation. Pour Syna, c'est une insulte inacceptable faite au travailleurs et tra-vailleuses. Selon le syndicat, compte tenu de la hausse constante des primes d'assurance ma-ladie et du coût de la vie, il faut, en moyenne, une augmentation des salaires de 2 % dans toutes les branches.
Plus que 15'000 travailleuses et travailleurs de toute la Suisse sont descendus aujourd'hui dans la rue à Berne sous la devise « Plus de salaire pour mon travail! ». Ils et elles demandent aux employeurs des augmentations de salaire substantielles. Après plusieurs années de perte de salaire réel et compte tenu de l'augmentation des coûts, cette revendication est plus nécessaire que jamais. La revendication est claire : en vue des négociations salariales à venir, les salaires réels doivent à nouveau augmenter en 2025.
L'économie suisse est stable, la productivité a augmenté dans beaucoup de branches et la pénurie de main-d'œuvre qualifiée est toujours aussi aiguë dans bon nombre de professions. Or, malgré cela, les travailleurs et travailleuses ont de moins en moins d'argent. Pour la première fois depuis l'après-guerre, les salaires réels ont même baissé trois fois de suite. Des augmentations de salaire sont donc plus que justifiées. Syna demande une hausse des salaires de 2 à 4% selon les branches.
Les prix et le stress augmentent, mais pas les salaires! Et cela malgré une forte croissance de l'économie et une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée. Nous exigeons maintenant notre part du gâteau. Agissons ensemble pour des augmentations de salaire équitables et décentes.
Les négociations salariales avec Fenaco ont une nouvelle fois échoué. L'offre d'une augmentation de la masse salariale de 2,04 % (avec une partie générale de 1,2 %) est insuffisante. Ces augmentations ne compensent pas la perte de pouvoir d'achat et le besoin de rattrapage de ces dernières années. Les syndicats Syna et Unia et les commissions du personnel, après consultation des salarié-e-s, rejettent le résultat. Ils saluent toutefois le changement de paradigme qui s'est opéré chez Fenaco, avec à nouveau enfin des hausses générales des salaires.
La majeure partie des négociations salariales pour l'année 2023 est terminée. Les syndicats et les fédérations professionnelles ont pu négocier les plus fortes augmentations salariales de ces 20 dernières années. Malgré cela, elles ne parviennent pas à compenser en moyenne les augmentations de prix de l'année 2022. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, tire donc un bilan mitigé des négociations salariales de cette année.
