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Un signal fort pour la construction et les soins

La colère gronde dans les métiers de la construction et des soins, où un travail indispensable est accompli chaque jour, dans des conditions insatisfaisantes. Les travailleurs et travailleuses qui assurent les infrastructures et la santé attendent en contrepartie des conditions équitables.

Les négociations de la nouvelle convention nationale Construction sont en cours. Mais la Société suisse des entrepreneurs bloque tout progrès: au lieu d'accorder des améliorations du temps de travail et salariales et d'indemniser les temps de trajet, elle exige des journées de travail plus longues et des économies. Celles et ceux qui triment malgré la canicule, le froid, à un rythme effréné, veulent des perspectives, pas un retour en arrière. Nous le d émontrerons lors de nos journées d'action nationales: le secteur de la construction n'a d'avenir que si les ouvriers et ouvrières sont respectés.

Dans la santé, malgré le oui du peuple à l'initiative sur les soins infirmiers il y a quatre ans, aucun soulagement notable ne se dessine. Le Parlement planche toujours sur la mise en œuvre de l'initiative. Or les besoins des professionnels sont clairs: il faut un financement garanti, une bonne formation et assez de personnel pour pouvoir prendre soin des patients dans la dignité. L'hémorragie des soignants dans la branche est un signal d'alarme qu'on ne peut ignorer.

Si, ensemble, nous nous faisons entendre haut et fort en septembre, notre message retentira bien au-delà de ces deux secteurs: pour du bon travail, il faut de bonnes conditions. Celles et ceux qui assument la responsabilité du travail bien fait méritent le respect, aujourd'hui et demain.

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