Après l'annonce des suppressions d'emplois à Stein, en Argovie, c'est désormais le site de Novartis à Kleinbasel (Bâle) qui est dans la ligne de mire. Environ 200 collaboratrices et collaborateurs sont touchés, et jusqu'à 130 postes pourraient être supprimés. Syna demande l'abandon des licenciements et le maintien en poste des personnes concernées dans la Suisse du Nord-Ouest.
Aux côtés des salarié-e-s de Novartis, les syndicats Syna et Unia ont lancé une pétition pour sauver les emplois à Stein (AG). Le groupe pharmaceutique veut supprimer plus de 700 postes, ce qui toucherait plus de la moitié du personnel. La pétition demande à Novartis de ne pas supprimer ces emplois, de garder le site de production et que l'entreprise s'engage clairement en faveur de la Suisse comme site industriel.
Après une mobilisation importante des travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Swiss Steel à l'automne dernier, le Parlement a décidé d'alléger les coûts d'utilisation du réseau électrique pour l'industrie sidérurgique suisse. Les aciéries ont désormais déposé les demandes correspondantes. Ces mesures s'accompagnent de garanties pour le maintien des sites et d'engagements en matière de décarbonisation. Les cantons de Soleure et de Lucerne doivent maintenant décider de leur contribution à ce soutien.
A l'occasion de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Swiss Steel, les salarié-e-s de l'aciérie d'Emmenbrücke ont réclamé aujourd'hui des perspectives à long terme pour l'entreprise. Swiss Steel doit notamment demander le soutien financier décidé par le Parlement pour les frais d'utilisation du réseau électrique.
Malgré les offres de soutien de l'Etat, Steeltec, la filiale de Swiss Steel, veut supprimer 130 emplois dans son aciérie d'Emmenbrücke et licencier 50 salarié-e-s. Les travailleurs et travailleuses, qui se sont battus pour obtenir un soutien public pour l'aciérie, ne sont pas prêts à accepter cela. Dans une lettre ouverte, ils s'adressent à l'actionnaire majoritaire Martin Haefner et demandent une rencontre.
Après des semaines de lutte, les sidérurgistes de Gerlafingen et d'Emmenbrücke ont obtenu du Parlement qu'il allège les coûts de l'électricité pour les aciéries. Malgré cela, Steeltec, filiale de Swiss Steel, veut procéder à une restructuration et supprimer des emplois. Pour les syndicats et les associations de salarié-e-s, il est clair que les licenciements ne sont pas envisageables.
De bonnes nouvelles pour l'industrie sidérurgique en provenance du Palais fédéral : après le Conseil national, le Conseil des Etats a voté en faveur d'un allègement temporaire des coûts d'utilisation du réseau électrique pour les aciéries. Les licenciements collectifs doivent être définitivement abandonnés.
Le Conseil national a pris aujourd'hui une décision déterminante pour soutenir l'industrie de l'acier et de l'aluminium. Pendant quatre ans, les usines de Stahl Gerlafingen, Swiss Steel et Novelis, grandes consommatrices d'énergie, bénéficieront d'un allègement des taxes d'utilisation du réseau électrique. Il est donc clair que les licenciements collectifs doivent être exclus dès maintenant !
Plus de 300 personnes, dont de nombreux travailleurs et travailleuses de Swiss Steel/Steeltec, ont manifesté aujourd'hui devant l'aciérie d'Emmenbrücke (LU) contre la suppression prévue de 130 emplois. Elles demandent à l'entreprise d'attendre les décisions politiques du Parlement et de renoncer aux licenciements.
