Le Conseil des États ne souhaite pas poursuivre la libéralisation du travail du dimanche. Il a refusé d'entrer en matière sur le projet visant à imposer aux salarié·e·s du commerce de détail de travailler jusqu'à douze dimanches par an. Il appartient désormais au Conseil national de classer définitivement l'initiative cantonale. Travail.Suisse reste prêt à lancer un référendum contre ce projet si cela devait s'avérer nécessaire. Le dimanche ne doit pas devenir un jour ouvrable.
Syna et l'Alliance pour le dimanche exigent que le dimanche reste protégé
Le syndicat Syna s'inquiète de la décision prise hier par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-N) concernant l'initiative cantonale (23.325 S) sur la flexibilisation des heures d'ouverture des commerces. Cette mesure vise un nouvel assouplissement de la loi sur le travail: à l'avenir, douze dimanches de vente par an pourraient être autorisés sans demande préalable, contre quatre actuellement.
Le 21 janvier dernier, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national (CER) a approuvé une initiative déposée par le canton de Zurich exigeant l'ouverture sans restriction des magasins douze dimanches par an au lieu des quatre actuels. Cette décision est préoccupante.
En Suisse, le dimanche est en principe un jour de repos. Pour la plupart des travailleurs et travailleuses, il participe à l'équilibre entre travail, repos, famille et loisirs. Mais le dimanche chômé est toujours davantage remis en question, et c'est inquiétant.
La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) prévoit une nouvelle libéralisation du travail dominical, selon laquelle les magasins devraient pouvoir être ouverts jusqu'à douze dimanches par an, contre quatre actuellement. Syna s'oppose ferme-ment à cette disparition progressive du dimanche chômé.
La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats veut libéraliser d'avantage le travail dominical. Les magasins doivent désormais pouvoir être ouverts 12 dimanches par an, alors que jusqu'à présent, cela n'est possible que quatre dimanches par an. Travail.Suisse s'oppose résolument à cette attaque contre le dimanche chômé.
