Après des démonstrations de force au Tessin, à Berne, dans toute la Suisse romande et à Lausanne, les journées nationales de protestation sont arrivées aujourd'hui dans la région Argovie/Suisse du nord-ouest. Les travailleurs de la construction répondent ainsi à l'intransigeance de la direction de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) dans le cadre de la renégociation de la Convention nationale (CN). À l'heure où un maçon sur deux quitte la branche, la SSE refuse aux travailleurs de la construction des horaires de travail compatibles avec une vie de famille. Près de 1000 travailleurs, venus d'Argovie, de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville, ont participé à une manifestation commune dans la ville de Bâle. Cette journée de protestation s'inscrit dans un mouvement national dans la branche.
La colère gronde dans les métiers de la construction et des soins, où un travail indispensable est accompli chaque jour, dans des conditions insatisfaisantes. Les travailleurs et travailleuses qui assurent les infrastructures et la santé attendent en contrepartie des conditions équitables.
Le travail à temps partiel est en plein essor en Suisse, où près de 40 % des salariées et salariés ont réduit leur taux d'activité. Cependant, s'il représente une opportunité pour certains, il est problématique pour d'autres. Nous avons discuté avec Yvonne Feri, présidente de Syna, d'opportunités, de défis et des réformes nécessaires.
Comment faire en sorte que l'évolution technologique profite aux salariés et salariées? L'économiste Tom Bauer explique pourquoi l'IA ne menace pas nécessairement les emplois et à quelles conditions elle peut être un atout pour les travailleurs.
La discrimination liée à l'âge est fréquente en Suisse, que ce soit sur le marché du travail, chez le médecin, dans le monde numérique ou les établissements de soins. La Constitution l'interdit, mais cette protection est insuffisante. Il faut donc des mesures concrètes.
Quatre ans après l'initiative sur les soins, le bilan est amer: la situation dans la branche reste critique. Il faut que cela change enfin!
Les négociations pour une nouvelle convention collective nationale sont en cours, mais aucun accord ne se dessine. Les entrepreneurs font obstruction .
Urs Fingerlin, syndicaliste engagé, est convaincu que le syndicat doit se moderniser, devenir plus visible et plus innovant.
L'emploi de personnel temporaire s'est depuis longtemps monnaie courante dans de nombreuses branches: dans la construction, l'évènementiel, logistique ou encore l'industrie, par exemple, les patrons travaillent régulièrement avec des employés recrutés par agences de location de services. Pour les entreprises, cela représente l'avantage d'une plus grande flexibilité et pour les employés, celui d'un travail plus varié. Mais cela soulève souvent des questions d'ordre pratique.
À l'automne 2024, les travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Swiss Steel ont obtenu des aides financières afin de préserver les sites de recyclage stratégiques et les emplois dans les aciéries. En approuvant la contribution cantonale, le Grand Conseil de Soleure ouvre la voie à l'aide à Stahl Gerlafingen. En retour, l'entreprise s'engage à maintenir le site, à investir dans la décarbonation et à ne pas verser de dividendes.
Chaque automne, c'est la même angoisse: la lettre de notre assurance‑maladie annonce de nouvelles hausses de primes, souvent bien au‑dessus de l'augmentation des rentes. Syna dit stop, on ne peut plus continuer comme ça: appelons nos autorités à prendre leur responsabilité. Lorsque la santé devient un luxe réservé à des privilégiés, lorsque le système des primes ne fonctionne plus, il est temps de changer ce système!
Les personnes âgées sont trop souvent confrontées à des discriminations juridiques, sociales et institutionnelles en raison de leur âge. C'est pourquoi notre partenaire FARES (Fédération des associations des retraité-e-s et de l'entraide en Suisse) a lancé une pétition nationale pour mettre fin à ces injustices et garantir une réelle égalité de traitement à tout âge.
Rendez-vous le 22 novembre prochain à 14h15 sur la Place fédérale à Berne, où nous serons des milliers à nous rassembler pour défendre le personnel de la santé et un système de soins digne et solidaire.
Les violences sexualisées au travail restent une réalité quotidienne pour des milliers de personnes en Suisse. Les résultats du sondage réalisé par Syna entre mars et septembre 2025 montrent que la parole ne circule pas, que les procédures et les mesures manquent et que les victimes paient encore trop souvent le prix du silence institutionnel.
L'égalité progresse dans les discours politiques, mais pas dans les faits. À Berne, derrière les déclarations de principe, les réponses concrètes du Conseil fédéral et du Parlement se résument trop souvent à des renvois de responsabilité, des mesures symboliques et — pire encore — des économies réalisées sur le dos des femmes.
