Les représentants du monde politique, des associations patronales et des partenaires sociaux recevront un message important. Son contenu : une résolution formulant des revendications concrètes visant à garantir les emplois et à améliorer les conditions-cadres dans le secteur industriel. Ce document a été adopté par les participants à la Journée Industrie 2026 organisée par Syna, l'OCST et le SCIV, dans le contexte de l'instabilité géopolitique et économique actuelle.
Le téléphone sonne sans discontinuer chez Nico Fröhli. En tant que responsable de branche chez Syna pour l'industrie MEM, il se trouve au cœur du maelström généré par les exorbitantes taxes douanières américaines. Entretien sur les inquiétudes des salarié-e-s, les réactions parfois anticipées du patronat et les attentes vis-à-vis de la sphère politique suisse.
La récente décision de l'administration de Donald Trump d'imposer des droits de douane de 39 % sur des produits phares de l'exportation suisse constitue une attaque directe contre notre économie. Les branches les plus touchées sont l'industrie MEM (machines, électrotechnique et métallurgie), l'horlogerie ainsi qu'une partie de l'industrie chimique et pharmaceutique. Des dizaines de milliers d'emplois sont désormais menacés, en particulier dans les régions exportatrices comme le Jura, l'Argovie, la Suisse orientale et le Tessin.
Après une mobilisation importante des travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Swiss Steel à l'automne dernier, le Parlement a décidé d'alléger les coûts d'utilisation du réseau électrique pour l'industrie sidérurgique suisse. Les aciéries ont désormais déposé les demandes correspondantes. Ces mesures s'accompagnent de garanties pour le maintien des sites et d'engagements en matière de décarbonisation. Les cantons de Soleure et de Lucerne doivent maintenant décider de leur contribution à ce soutien.
Syna, syndicat interprofessionnel, prend acte avec un soulagement non dénué de critique de la décision prise aujourd'hui par le Conseil fédéral de prolonger à nouveau de douze à dix-huit mois la durée maximale d'indemnisation en cas de réduction de l'horaire de travail (RHT).
A l'occasion de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Swiss Steel, les salarié-e-s de l'aciérie d'Emmenbrücke ont réclamé aujourd'hui des perspectives à long terme pour l'entreprise. Swiss Steel doit notamment demander le soutien financier décidé par le Parlement pour les frais d'utilisation du réseau électrique.
Malgré les offres de soutien de l'Etat, Steeltec, la filiale de Swiss Steel, veut supprimer 130 emplois dans son aciérie d'Emmenbrücke et licencier 50 salarié-e-s. Les travailleurs et travailleuses, qui se sont battus pour obtenir un soutien public pour l'aciérie, ne sont pas prêts à accepter cela. Dans une lettre ouverte, ils s'adressent à l'actionnaire majoritaire Martin Haefner et demandent une rencontre.
Longtemps, la politique industrielle n'a joué qu'un rôle mineur en Suisse. Or la voici désormais sur toutes les lèvres: quel est l'avenir de l'industrie en Suisse? Et quelle est la position du syndicat Syna sur cette question? Entretien avec Nora Picchi, responsable de la politique syndicale, et Johann Tscherrig, directeur de Syna.
Après des semaines de lutte, les sidérurgistes de Gerlafingen et d'Emmenbrücke ont obtenu du Parlement qu'il allège les coûts de l'électricité pour les aciéries. Malgré cela, Steeltec, filiale de Swiss Steel, veut procéder à une restructuration et supprimer des emplois. Pour les syndicats et les associations de salarié-e-s, il est clair que les licenciements ne sont pas envisageables.
