Le Conseil des États a examiné aujourd'hui le paquet d'allègements budgétaires 27 et a décidé de procéder à des coupes importantes dans les domaines de la formation, des services publics et des investissements dans la protection du climat. Malgré quelques corrections isolées, les coupes restent importantes. Le Conseil des États renonce en revanche à générer des recettes supplémentaires. Le paquet d'allègements budgétaires reste donc déséquilibré et peu tourné vers l'avenir. Le financement de l'armée et de l'évolution démographique ne doit pas se faire au détriment d'investissements importants pour l'avenir.
Les 70 000 salarié-e-s des secteurs public et parapublic vaudois ne sont pas la «variable d'ajustement budgétaire» du gouvernement. Une prime de 15 francs par mois par employé-e, au titre de complément à l'indexation des salaires 2023 – la plus basse de Suisse romande (1,4 %), c'est indécent de la part d'un canton aux finances florissantes. Luisier est consorts seraient bien inspirés de prendre au sérieux la contre-proposition de celles et ceux qui servent réellement la population, au risque de devenir sinon de simples variables d'ajustement électoral.
Selon toute probabilité, une 4e vague de Covid s'abattra sur le personnel de la santé en automne. Or, au lieu de lui apporter leur soutien, politiques et employeurs l'inondent de mots creux. S'il veut un changement, le personnel soignant doit prendre lui-même les choses en main.
À première vue, une mini formation pour les aides-soignant-e-s semble être un bon remède à la pénurie de personnel et à l'intégration des réfugié-e-s. Il s'agirait en fait d'une situation gagnant-gagnant, si ce n'était pour les mauvaises conditions de travail et le manque de perspectives professionnelles.
En mars 2021, Syna et ses partenaires de l'Alliance des professions de la santé ont rencontré le conseiller fédéral Alain Berset et le président de la CDS, Lukas Engelberger. Ce ne sera pas la dernière fois.
La question de la reconnaissance à témoigner au personnel de santé s'est posée très tôt dans la pandémie. Mais, il s'est passé peu de chose depuis, en raison d'un manque affligeant de volonté politique.
Le secteur de la santé suisse est devenu une jungle, dans laquelle il est difficile de démêler les compétences et les responsabilités. Les différentes prestations sont organisées et financées de différentes manières. Pour la population, le système manque de transparence, et pour le personnel, il est catastrophique.
