«Un salaire à plein temps ne doit pas suffire pour en vivre.» Cette déclaration de Roland A. Müller, directeur de l'Union patronale suisse, lors d'une réunion de commission en juin a susci-té une vive indignation. Pour Syna, c'est une insulte inacceptable faite au travailleurs et tra-vailleuses. Selon le syndicat, compte tenu de la hausse constante des primes d'assurance ma-ladie et du coût de la vie, il faut, en moyenne, une augmentation des salaires de 2 % dans toutes les branches.
Quatre ans après la votation populaire plébiscitant l'amélioration des conditions de travail dans le domaine des soins infirmiers, une large coalition des associations et syndicats des personnels de santé reconvoque une manifestation nationale et unitaire le 22 novembre 2025 à Berne.
La Convention nationale du secteur principal de la construction (CN), qui fixe les conditions de travail de près de 80 000 travailleurs, doit être renégociée cette année. Les premiers pourparlers entre les syndicats et la Société suisse des entrepreneurs (SSE) ont eu lieu aujourd'hui. Les ouvriers travaillent sans relâche et ont besoin d'horaires compatibles avec leur vie de famille avec des journées plus courtes, une pause rémunérée, la fin des temps de trajet non payés et un renforcement du pouvoir d'achat. Mais la SSE exige le contraire avec des journées encore plus longues pour moins d'argent. |
Le syndicat Syna s'inquiète de la décision prise hier par la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des États (CER-N) concernant l'initiative cantonale (23.325 S) sur la flexibilisation des heures d'ouverture des commerces. Cette mesure vise un nouvel assouplissement de la loi sur le travail: à l'avenir, douze dimanches de vente par an pourraient être autorisés sans demande préalable, contre quatre actuellement.
Il y a cinq ans, la loi sur l'égalité (LEg) a rendu l'analyse des salaires obligatoire en Suisse pour contribuer à combler les inégalités salariales entre femmes et hommes. Aujourd'hui cependant, le constat est sans appel: les écarts persistent et la loi est largement inefficace.
Lors de sa 32e Assemblée des délégués et déléguées, le syndicat Syna a remis à son organisation faîtière Travail.Suisse plusieurs milliers de signatures recueillies pour sa pétition «1er mai – congé pour tous!». Syna et Travail.Suisse défendront cette pétition à Berne.
Aujourd'hui, Travail.Suisse a présenté une analyse complète du travail à temps partiel en Suisse, en collaboration avec ses associations membres. Le travail à temps partiel est très répandu en Suisse et reste largement pratiqué par les femmes. L'analyse montre que le modèle est souhaité et souhaitable, mais qu'il nécessite des aménagements afin d'en minimiser les conséquences négatives possibles. L'association faîtière a présenté 19 exigences pour moderniser le « modèle suisse » du travail à temps partiel et a également déconstruit certains préjugés et ignorances sur le sujet.
Les périodes de chaleur extrême en été sont de plus en plus fréquentes. Ces prochains jours, le thermomètre affichera 33 degrés et plus dans plusieurs régions. Pour les maçons qui travaillent sous un soleil de plomb, cela peut avoir de graves conséquences sur leur santé. Lorsque les températures sont aussi extrêmes, les travaux lourds en plein air doivent être interrompus afin de protéger la santé des maçons. Les maîtres d'ouvrages, en tant que donneurs d'ordre, doivent assumer leurs responsabilités et prolonger les délais finaux sans pénalité.
Le Conseil national a décidé aujourd'hui que les salaires minimaux négociés dans le cadre de conventions collectives de travail étendues devraient toujours primer sur les salaires minimaux cantonaux. Actuellement, ce n'est pas le cas dans les cantons de Neuchâtel et de Genève. Travail.Suisse considère la décision du Conseil national comme irresponsable. Les partenaires sociaux ne doivent pas pouvoir passer outre les décisions du peuple avec des contrats de droit privé.
