La Commission LPP a décidé aujourd'hui de recommander au Conseil fédéral de relever le taux d'intérêt minimal de la LPP de 1,25 % à 1,75 %. Travail.Suisse, l'organisation faîtière de Syna, salue cette décision qui améliore considérablement la rémunération des avoirs de vieillesse. Dans le même temps, Travail.Suisse estime qu'il y aurait eu largement la marge nécessaire pour porter le taux d'intérêt minimal à 2 %.
La loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) fut introduite il y a 40 ans, marquant une étape importante pour la prévoyance vieillesse. Cet acquis obtenu de haute lutte fait aujourd'hui face à de nouveaux défis.
La LPP constitue un pilier important de la sécurité sociale en Suisse. Mais il suscite d'intenses discussions quant à son évolution, notamment en matière de couverture des personnes travaillant à temps partiel, d'adéquation du système de contribution selon l'âge ou encore d'équité du taux de conversion. Johann Tscherrig, membre de la direction du syndicat Syna, répond à nos questions sur la situation actuelle et l'avenir du deuxième pilier dans une interview.
La Commission LPP a décidé hier de maintenir le taux d'intérêt minimal LPP à 1,25 %. Syna et son organisation fatière, Travail.Suisse, déplorent que le taux d'intérêt minimal ne soit pas relevé et espère que le Conseil fédéral considérera tout de même une augmentation lors de sa décision à l'automne. Cela serait important pour les travailleuses et travailleurs.
Si elle avait été acceptée, cette réforme aurait entraîné des pertes financières pour de nombreuses personnes à l'heure de la retraite.
Syna et Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des salarié∙e∙s, se félicitent que les citoyen∙ne∙s suisses aient refusé aujourd'hui la réforme de la LPP. Le naufrage de ce projet montre clairement que la population refuse toute détérioration des rentes et appelle de ses vœux une solution durable et sociale.
Le Conseil national a adopté aujourd'hui une motion de la CSSS-N qui demande plus de transparence en matière de frais administratifs dans le deuxième pilier. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit que le Parlement se soit prononcé en faveur d'une plus grande transparence des coûts. Si le Conseil des Etats approuve lui aussi la motion, des bases importantes seront créées pour détecter les frais administratifs trop élevés et les combattre efficacement.
Aujourd'hui, personne ne peut raisonnablement dire qui gagnera et qui perdra dans la réforme sur laquelle nous voterons le 22 septembre. Toutefois, il paraît évident que pour les bas et moyens revenus, la réforme aura un effet direct sur le pouvoir d'achat en raison d'une diminution du salaire net : Nous aurons moins d'argent dans notre porte-monnaie pour nos courses, notre loyer et notre assurance maladie. Nous devrons nous serrer d'avantage la ceinture pour toucher des rentes trop faibles au moment de la retraite.
La commission LPP a décidé aujourd'hui de laisser le taux d'intérêt minimal LPP à 1,25%. Travail.Suisse regrette que le taux d'intérêt minimal ne soit pas relevé. Cela aurait été important pour les personnes assurées.
