Travail.Suisse et Syna soutiennent la réduction de la durée de quarantaine et d'isolement décidée aujourd'hui par le Conseil fédéral. Les données scientifiques montrent que cela ne devrait pas faire augmenter les risques d'infection. Travail.Suisse s'oppose cependant à une suppression totale. En revanche, la prolongation jusqu'au 31 mars des mesures de grande envergure en vigueur depuis le 20 décembre est considérée de manière critique. L'obligation du télétravail est une charge pour de nombreux travailleurs et travailleuses et doit pouvoir être levée plus tôt si la situation épidémiologique le permet. Travail.Suisse interviendra en conséquence dans la consultation. Les mesures de soutien économique doivent être développées de manière à éviter des pertes d'emplois.
Le projet de relèvement de l'âge de la retraite vise à faire près de 10 milliards d'économies sur le dos des femmes. Leurs rentes diminueraient en moyenne de 1200 francs par an. Alors même qu'aujourd'hui encore, les femmes perçoivent des rentes inférieures d'un tiers à celles des hommes. Toute détérioration de la situation est par conséquent inacceptable. Au lieu de tenir enfin la promesse de rentes qui suffisent pour vivre, le Parlement cherche de nouveau à affaiblir l'AVS. Car il est bien clair qu'AVS 21 n'est qu'un début: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre la pièce maîtresse des assurances sociales suisses. La retraite à 67 ans pour tout le monde figure déjà à l'ordre du jour et d'autres baisses de rentes sont prévues dans les caisses de pensions. Voilà pourquoi une large alliance formée de syndicats, de partis politiques, d'associations professionnelles et de collectifs féministes lancer aujourd'hui le référendum contre la première étape d'un démantèlement des rentes, soit AVS 21.
Les prochaines votations populaires fédérales auront lieu le 13 février 2022. Le Comité de Travail.Suisse a donné ses mots d'ordre sur les objets importants pour les travailleurs et travailleuses. Il dit non à l'unanimité à la suppression des droits de timbre et oui aux mesures en faveur des médias.
Le Comité de Travail.Suisse a décidé aujourd'hui, lors de sa séance, de lancer le référendum contre la réforme ratée de l'AVS. Le fait que cette réforme se fasse sur le dos des femmes est l'élément-clé de cette décision. Il faut également lutter contre l'égalité négative résultant de l'augmentation de l'anticipation de la rente à 63 ans pour les femmes et les hommes.
Le Conseil national a finalisé aujourd'hui la révision de l'AVS. Il s'agit d'une réforme qui se fait sur le dos des femmes et qui ne fait que repousser de quelques années la question du financement de l'AVS. La voie semble donc toute tracée pour de nouvelles augmentations de l'âge de la retraite. Des financements alternatifs, comme par exemple le produit des intérêts négatifs de la Banque nationale, ont été rejetés. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, le regrette vivement. Il est d'ores et déjà clair que Travail.Suisse ne peut pas se ranger derrière ce projet de réforme unilatéral et prépare un référendum contre le projet.
Il y a quelques années encore, les travailleurs âgés étaient moins touchés que les jeunes par le chômage. Désormais, c'est dans ce groupe que le chômage est le plus élevé. Malgré cela, le président Guy Parmelin a décidé de ne pas poursuivre la table-ronde sur les travailleurs âgés. Une erreur qu'il convient de corriger rapidement.
Le 28 novembre 2021, avec l'initiative pour des soins infirmiers forts, le peuple suisse a pour la première fois accepté une initiative populaire lancée par des associations professionnelles et des syndicats. Toutefois, s'agissant de sa mise en œuvre, nous devrons suivre de près l'action des politiques.
Aujourd'hui et hier, le Conseil national a débattu pour la première fois de la réforme du deuxième pilier (LPP 21). Au lieu d'adopter le compromis équilibré des partenaires sociaux, il le rejette et transmet au Conseil des États un projet volant en éclats. Une réforme équitable et socialement acceptable du deuxième pilier s'éloigne ainsi à grands pas. Syna et sa faitière Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, critiquent sévèrement les décisions prises aujourd'hui par le Conseil national.
