Syna et Travail.Suisse se réjouissent vivement du non clair et net du peuple suisse à de nouvelles baisses d'impôts pour les entreprises. En même temps, Syna et Travail.Suisse regrettent le rejet du paquet médiatique.
La Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) a repris hier ses travaux sur l'initiative parlementaire Graber malgré les négociations en cours entre les partenaires sociaux. Elle prévoit des libéralisations étendues des conditions de travail pour les travailleurs/euses exerçant une fonction dirigeante et les spécialistes de certains secteurs de services. Syna et Travail.Suisse critiquent la démarche de la commission, mais continuera à s'engager pour des solutions constructives par voie d'ordonnance. En revanche, Syna et Travail.Suisse s'opposeront fermement à des adaptations législatives hostiles aux travailleurs et travailleuses.
Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui des premières étapes d'ouverture. Syna et sa faitière Travail.Suisse soutient cet assouplissement progressif des mesures. Afin de protéger les travailleurs et travailleuses et de ralentir la propagation du virus, il faut maintenir les concepts de protection adaptés sur le lieu de travail et l'isolement imposé par les autorités.
Travail.Suisse et Syna soutiennent la réduction de la durée de quarantaine et d'isolement décidée aujourd'hui par le Conseil fédéral. Les données scientifiques montrent que cela ne devrait pas faire augmenter les risques d'infection. Travail.Suisse s'oppose cependant à une suppression totale. En revanche, la prolongation jusqu'au 31 mars des mesures de grande envergure en vigueur depuis le 20 décembre est considérée de manière critique. L'obligation du télétravail est une charge pour de nombreux travailleurs et travailleuses et doit pouvoir être levée plus tôt si la situation épidémiologique le permet. Travail.Suisse interviendra en conséquence dans la consultation. Les mesures de soutien économique doivent être développées de manière à éviter des pertes d'emplois.
Le projet de relèvement de l'âge de la retraite vise à faire près de 10 milliards d'économies sur le dos des femmes. Leurs rentes diminueraient en moyenne de 1200 francs par an. Alors même qu'aujourd'hui encore, les femmes perçoivent des rentes inférieures d'un tiers à celles des hommes. Toute détérioration de la situation est par conséquent inacceptable. Au lieu de tenir enfin la promesse de rentes qui suffisent pour vivre, le Parlement cherche de nouveau à affaiblir l'AVS. Car il est bien clair qu'AVS 21 n'est qu'un début: les employeurs et les partis de droite et du centre prévoient de nouvelles attaques contre la pièce maîtresse des assurances sociales suisses. La retraite à 67 ans pour tout le monde figure déjà à l'ordre du jour et d'autres baisses de rentes sont prévues dans les caisses de pensions. Voilà pourquoi une large alliance formée de syndicats, de partis politiques, d'associations professionnelles et de collectifs féministes lancer aujourd'hui le référendum contre la première étape d'un démantèlement des rentes, soit AVS 21.
Les prochaines votations populaires fédérales auront lieu le 13 février 2022. Le Comité de Travail.Suisse a donné ses mots d'ordre sur les objets importants pour les travailleurs et travailleuses. Il dit non à l'unanimité à la suppression des droits de timbre et oui aux mesures en faveur des médias.
Le Comité de Travail.Suisse a décidé aujourd'hui, lors de sa séance, de lancer le référendum contre la réforme ratée de l'AVS. Le fait que cette réforme se fasse sur le dos des femmes est l'élément-clé de cette décision. Il faut également lutter contre l'égalité négative résultant de l'augmentation de l'anticipation de la rente à 63 ans pour les femmes et les hommes.
L'an dernier a été marqué par une forte reprise économique malgré la persistance de la pandémie de coronavirus. L'emploi et la création de valeur ont atteint de nouveaux sommets. Cela s'est accompagné d'une hausse des prix à la consommation. Malgré ces évolutions, les syndicats et les associations professionnelles ont été confrontés à d'âpres négociations salariales. La bonne nouvelle, c'est que les salaires vont augmenter pour de nombreux salarié-e-s au 1er janvier 2022. La mauvaise nouvelle, c'est qu'ils ne le font pas suffisamment. Trop d'employeurs continuent à réaliser des gains avec le coronavirus.
Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui de prendre des mesures d'envergure pour ralentir la propagation du Covid-19. Syna et sa faitière Travail.Suisse soutiennent les durcissements en raison de la situation actuelle préoccupante dans les hôpitaux. Il faut saluer le fait que des fermetures d'entreprises soient évitées. Les mesures économiques visant à garantir les emplois et les revenus ainsi qu'à soutenir les parents qui travaillent sont prêtes et il faut pouvoir les mettre en oeuvre rapidement et sans bureaucratie en cas de besoin.
