Le référendum contre 2 semaines de congé paternité a définitivement abouti. La Chancellerie fédérale l'a fait savoir aujourd'hui. Il est donc certain que les citoyens et citoyennes décideront en automne 2020 si la Suisse introduira un congé paternité de deux semaines ou si elle restera le seul pays en Europe ne connaissant ni congé paternité, ni congé parental. Un large comité pour le oui est en voie de constitution pour franchir ce petit et modeste pas pour les familles.
Les opposants au congé paternité ont déposé aujourd'hui les signatures pour un référendum. Ils veulent ainsi cimenter le statu quo actuel: un seul jour de congé paternité pour les pères en Suisse. Les 10 jours de congé paternité a représenté une solution de compromis que même le Parlement a accepté avec une majorité des deux tiers. L'association «Le congé paternité maintenant!» est certaine que le congé paternité franchira aussi l'obstacle d'une éventuelle votation populaire.
Le Comité de Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a pris position sur les objets des votations fédérales du 9 février 2020. Il recommande d'accepter aussi bien l'initiative populaire «Davantage de logements abordables» que la modification du code pénal et du code pénal militaire.
Le 18 décembre est la Journée internationale des migrant-e-s. Cette journée est-elle nécessaire? Oui!
Le 18 décembre, le Conseil des Etats discutera du projet de loi sur la protection des données. Dans le cadre d'une révision totale de la loi qui doit préserver le sens de son contenu, il est nécessaire de protéger les données ayant un impact sur les conditions de vie, de travail et d'accès à la justice des individus. Travail.Suisse et Syna soulignent donc l'absolue nécessité d'inscrire dans la loi une protection spéciale pour les données liées à l'activité des syndicats.
Le Conseil fédéral envoie en consultation le compromis des partenaires sociaux pour la réforme de la prévoyance professionnelle sans le modifier. En tant que partenaires sociaux impliqués dans la réforme, Syna et Travail.Suisse soutiennnent la proposition soumise à consultation. Elle apporte des rentes stables et pour les travailleurs et travailleuses à bas revenu et à temps partiel une meilleure couverture d'assurance.
Le 16 décembre, le Conseil des Etats votera sur le projet de loi concernant les lanceurs d'alerte. Ce texte de loi qui devrait normalement offrir une protection en cas d'irrégularités signalées par le travailleur ou la travailleuse n'atteint pas l'objectif voulu. Compte tenu des nombreux risques qu'encourent les potentiels lanceurs d'alerte – en particulier celui du licenciement abusif – l'actuel projet de loi tend à exercer un effet dissuasif contre-productif pour la société, l'économie et les individus.
