Les syndicats Unia et Syna n'ont pas trouvé d'accord avec Fenaco lors des négociations salariales, pour la troisième année consécutive. Ils ont rejeté le résultat des négociations salariales, car celui-ci ne prévoit qu'une petite augmentation pour l'ensemble du personnel. Avec la hausse des primes d'assurance maladie et du coût de la vie, les salarié-e-s comptent sur une augmentation générale des salaires pour toutes et tous plutôt que sur des hausses individuelles.
Après que la direction de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) a empêché à plusieurs reprises leur avancée, les négociations sur la convention nationale du secteur principal de la construction (CN) se sont poursuivies hier. Les syndicats ont proposé d'accélérer les négociations, mais la SSE l'a refusé. Alors qu'un travailleur de la construction sur deux quitte la branche en raison de journées de travail trop longues, la SSE continue à bloquer les améliorations nécessaires. Les travailleurs devraient au contraire en faire encore plus pour un salaire moindre. Depuis mi-octobre, plus de 12 000 travailleurs de la construction ont participé à une vague de protestation dans toute la Suisse. Vendredi prochain, ils cesseront de travailler dans des régions de Suisse alémanique et se rendront au siège de la SSE à Zurich pour défendre leurs droits.
Après des démonstrations de force au Tessin, à Berne, dans toute la Suisse romande et à Lausanne, les journées nationales de protestation sont arrivées aujourd'hui dans la région Argovie/Suisse du nord-ouest. Les travailleurs de la construction répondent ainsi à l'intransigeance de la direction de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) dans le cadre de la renégociation de la Convention nationale (CN). À l'heure où un maçon sur deux quitte la branche, la SSE refuse aux travailleurs de la construction des horaires de travail compatibles avec une vie de famille. Près de 1000 travailleurs, venus d'Argovie, de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville, ont participé à une manifestation commune dans la ville de Bâle. Cette journée de protestation s'inscrit dans un mouvement national dans la branche.
Quatre ans après l'initiative sur les soins, le bilan est amer: la situation dans la branche reste critique. Il faut que cela change enfin!
Les négociations pour une nouvelle convention collective nationale sont en cours, mais aucun accord ne se dessine. Les entrepreneurs font obstruction .
À l'automne 2024, les travailleurs et travailleuses de Stahl Gerlafingen et Swiss Steel ont obtenu des aides financières afin de préserver les sites de recyclage stratégiques et les emplois dans les aciéries. En approuvant la contribution cantonale, le Grand Conseil de Soleure ouvre la voie à l'aide à Stahl Gerlafingen. En retour, l'entreprise s'engage à maintenir le site, à investir dans la décarbonation et à ne pas verser de dividendes.
Après leurs mobilisations réussies hier à Genève, Lausanne, Fribourg et La Chaux-de-Fonds, les maçons de toute la Romandie ont interrompu le travail pour se retrouver à Lausanne pour manifester. Ils exigent des horaires de travail permettant une vie de famille et se battre contre les détériorations des conditions de travail voulues par la Société suisse des entrepreneurs (SSE). Les maçons veulent du respect pour leur travail : la SSE doit maintenant écouter leurs revendications légitimes.
Après de fortes mobilisations au Tessin et à Berne, la vague de protestation dans le secteur principal de la construction a atteint aujourd'hui la Suisse romande. À Genève, Lausanne, Fribourg et La Chaux-de-Fonds, près de 7000 travailleurs ont cessé leur travail et manifesté dans les rues. À l'heure où un maçon sur deux quitte le métier, ils veulent des horaires de travail compatibles avec une vie de famille, ce que la Société suisse des entrepreneurs (SSE) leur refuse. Les travailleurs de tous les cantons romands se sont d'ores et déjà donné rendez-vous pour une deuxième journée de protestation qui aura lieu demain à Lausanne.
