Le Conseil national a décidé aujourd'hui de réduire massivement les prestations dans le domaine des rentes de survivant·e·s. Les familles, les femmes et les personnes à bas revenus sont particulièrement touchées. Travail.Suisse, l'organisation faîtière de Syna, rejette résolument ce démantèlement et appelle le Conseil des Etats à corriger le projet.
Aujourd'hui, le Conseil aux Etats a approuvé une harmonisation des prestations dans le régime des allocations pour perte de gain. Plusieurs nouveautés y sont intégrées, dont la prolongation de l'allocation de maternité en cas d'hospitalisation prolongée de la mère, le versement de l'allocation au second parent en cas de décès de l'enfant et l'assouplissement des critères permettant aux parents d'un enfant gravement malade de bénéficier du congé de prise en charge jusqu'à quatorze semaines. Le dispositif autorise désormais les cantons à légiférer pour introduire un congé de paternité pour le deuxième parent plus généreux. C'est une issue favorable au long combat des cantons qui satisfait Travail.Suisse.
Sous le slogan « Couverture en soins : la santé, c'est nous, pour vous », l'Alliance des professions de la santé appelle à une manifestation nationale, sur la Place fédérale, le 22 novembre, pour une couverture en soins sûre, des conditions de travail correctes et la mise en œuvre de l'initiative sur les soins. L'appel s'adresse aussi bien au personnel de santé qu'au grand public.
Les négociations portant sur la nouvelle convention nationale du secteur principal de la construction (CN) sont en cours depuis plusieurs mois déjà. Alors qu'il ne reste que deux séances de négociations, aucune solution n'est en vue. À l'heure où un travailleur de la construction sur deux quitte la branche en raison de journées de travail interminables, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) leur refuse des horaires plus favorables à la vie de famille. Elle veut au contraire les faire travailler plus pour gagner moins. Ce faisant, la SSE aggrave encore davantage la pénurie de main-d'œuvre.
Aujourd'hui, le Conseil aux Etats a drastiquement réduit le contre-projet à l'initiative populaire sur les crèches : les conventions-programmes entre cantons et Confédération sont maintenues, mais limitées à la création de places d'accueil et la mise en place de mesures spécifiques pour les enfants en situation de handicap. L'amélioration de la qualité de l'accueil passe à la trappe. Le crédit d'engagement est réduit de moitié. Face à ce démantèlement en règle de l'initiative parlementaire initiale de la commission de l'éducation du Conseil national, Travail.Suisse ne peut que réitérer son soutien à l'initiative sur les crèches.
Le Conseil national a décidé aujourd'hui, à une courte majorité, de financer la 13e rente AVS par une hausse temporaire de la TVA, renonçant ainsi à une solution durable. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, regrette vivement cette décision. Il s'agit d'une occasion manquée d'assurer la pérennité et la solidité de l'AVS à long terme.
Le Conseil des États s'est prononcé hier en faveur du paquet de mesures visant à renforcer la formation professionnelle supérieure (FPS), en introduisant notamment les compléments de titres « Professional Bachelor » et « Professional Master ». Travail.Suisse se réjouit de cette décision et appelle le Conseil National à suivre le Conseil des États lors de la prochaine session d'hiver.
Thomas Wallimann Sasaki veut garder le cap dans un monde qui se complexifie. En tant qu'éthicien et président régional de Syna Obwald, Nidwald et Oberhasli, il mise sur des valeurs claires, l'esprit de communauté et la solidarité.
Les personnes qui exercent une activité accessoire rémunérée parallèlement à leur activité professionnelle principale sont toujours plus nombreuses, que ce soit pour des raisons financières ou pour leur développement personnel. Mais ce travail supplémentaire soulève des questions juridiques et pratiques.
Voilà cinq ans que l'article sur l'égalité a été adopté et il n'y a pas de quoi pavoiser. Début juillet, des représentantes et représentants de plus de 50 groupes se sont rassemblés sur la place de la gare à Berne devant un gâteau d'anniversaire symbolique orné d'une larme. Parce que le droit ancré dans la loi à un salaire égal pour un travail équivalent n'est toujours pas respecté.
La cotisation professionnelle contribue à la mise en oeuvre des conventions collectives de travail, au contrôle des conditions de travail et à la promotion de la formation continue. Voici comment.
La LPP constitue un pilier important de la sécurité sociale en Suisse. Mais il suscite d'intenses discussions quant à son évolution, notamment en matière de couverture des personnes travaillant à temps partiel, d'adéquation du système de contribution selon l'âge ou encore d'équité du taux de conversion. Johann Tscherrig, membre de la direction du syndicat Syna, répond à nos questions sur la situation actuelle et l'avenir du deuxième pilier dans une interview.
La loi sur l'égalité a été révisée il y a cinq ans, alors que je siégeais encore au Conseil national. Nous avons oeuvré pour que l'article sur l'égalité inscrit dans la constitution se traduise par une loi qui, entre autres, mette enfin un terme à la discrimination salariale entre femmes et hommes. Mais la loi adoptée n'est qu'un tigre de papier.
En Suisse, près de 2 millions de personnes, soit 40 % de la population active, travaillent à temps partiel. C'est ce qui ressort d'une publication de l'Office fédéral de la statistique parue aujourd'hui. Le travail à temps partiel a fortement augmenté ces dernières années. Il permet aux travailleuses et travailleurs de concilier leur activité professionnelle avec leurs responsabilités familiales ou leur formation. En même temps, le travail à temps partiel présente également des aspects problématiques, tels que les exigences excessives des employeurs en matière de flexibilité horaire des travailleuses et travailleurs. Pour Travail.Suisse, il est clair que le travail à temps partiel répond à un besoin important des travailleuses et travailleurs. Il est toutefois nécessaire de moderniser et d'améliorer les conditions du travail à temps partiel.
La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) propose, avec ses décisions concernant la révision des rentes de veuve et la suppression des rentes pour enfants, une réduction significative des prestations au détriment des plus vulnérables. Cette mesure touchera en premier lieu les familles : les femmes qui se sont occupées de leurs enfants et les parents âgé·e·s avec leurs enfants – et, de manière générale, les personnes qui ont perdu leur conjoint. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, rejette catégoriquement cette démarche.
