Après l'échec des négociations avec Holcim l'an dernier, les partenaires sociaux sont parvenus à un accord au terme des négociations salariales 2020. À une augmentation générale des salaires de 0,5% s'ajoutent 0.7% d'augmentations individuelles.
Les mutations structurelles dans le commerce de détail suisse se poursuivent inexorablement. Manor, un acteur majeur du secteur, se voit contraint de procéder à des restructurations radicales, qui laissent des collaborateurs et collaboratrices sur le carreau.
Les partenaires sociaux de la branche infrastructure de réseau se sont entendus sur les mesures salariales pour 2020. Elles comportent le relèvement des salaires minimaux dans toute la branche ainsi que des augmentations individuelles de salaire à hauteur de 0,8% de la masse salariale. En particulier les salaires minimaux de la main-d'œuvre non qualifiée ainsi que des électricien-ne-s de réseau avec CFC sont relevés.
Désormais, les employé-e-s de maison gagnent en moyenne 300 francs de plus que les employé-e-s de l'hôtellerie et restauration. La branche se doit plus que jamais de corriger ses salaires abusivement bas!
Grâce à la CCT, le salaire minimum augmente pour la région CCT avec les salaires le plus bas.
L'économie est en croissance et les prix augmentent mais les salaires, eux, ne décollent pas. Les résultats des accords salariaux 2020 sont meilleurs que ceux de l'année dernière, avec une augmentation nominale de 0,5 à 1,5%, mais ils viennent aussi du fait que les travailleurs-euses sont descendus dans la rue. Malgré cela, la déception est surtout due à la répartition individuelle, laissant souvent les femmes travaillant à temps partiel repartir les mains vides, et aussi aux accords salariaux insuffisants dans l'industrie MEM.
Ruby a toujours su qu'elle travaillerait sur les chantiers. Ouvrière et fière de l'être, elle veut motiver d'autres femmes à la rejoindre.
L'automne salarial touche à sa fin. Les résultats obtenus jusqu'à présent sont mitigés, mais indépendamment de cela, quelque chose m'a frappé durant ces négociations: le manque de respect des employeurs vis-à-vis de leurs propres employé-e-s et vis-à-vis des syndicats qui les représentent.
