Plus que 15'000 travailleuses et travailleurs de toute la Suisse sont descendus aujourd'hui dans la rue à Berne sous la devise « Plus de salaire pour mon travail! ». Ils et elles demandent aux employeurs des augmentations de salaire substantielles. Après plusieurs années de perte de salaire réel et compte tenu de l'augmentation des coûts, cette revendication est plus nécessaire que jamais. La revendication est claire : en vue des négociations salariales à venir, les salaires réels doivent à nouveau augmenter en 2025.
L'économie suisse est stable, la productivité a augmenté dans beaucoup de branches et la pénurie de main-d'œuvre qualifiée est toujours aussi aiguë dans bon nombre de professions. Or, malgré cela, les travailleurs et travailleuses ont de moins en moins d'argent. Pour la première fois depuis l'après-guerre, les salaires réels ont même baissé trois fois de suite. Des augmentations de salaire sont donc plus que justifiées. Syna demande une hausse des salaires de 2 à 4% selon les branches.
Récemment, des associations patronales s'en sont prises au partenariat social, tant dans les médias qu'au niveau politique. Cela pourrait avoir de graves conséquences pour les travailleurs et travailleuses, en particulier en matière de de protection salariale.
Luigi Cerrone, cuisinier de formation, vit en Suisse depuis près de quatre ans. Âgé de 24 ans, père de deux enfants, il envisage une reconversion professionnelle pour raison de santé.
Les questions liées aux heures supplémentaires reviennent régulièrement dans nos permanences syndicales. Petit éclairage.
Selon les cantons, entre 20 et 25 % des jeunes âgés de 15 à 25 ans souffrent de troubles dépressifs et/ou anxieux, d'une dépendance ou de solitude.
Si tu t'es déjà dit: «De toute façon, la politique, ça sert à rien, je comprends rien et tout est déjà décidé», détrompe-toi: ta voix compte!
Les négociations sur une adaptation des salaires minimums dans l'hôtellerie-restauration pour l'année 2025 ont échoué. Malgré une excellente année 2023 sur le plan économique et des perspectives très positives pour l'année 2024, les organisations patronales ne sont pas prêtes à augmenter les salaires minimums à un niveau approprié. Les syndicats et les associations de travailleurs saisissent maintenant le Tribunal arbitral.
