Le Conseil des États ne souhaite pas poursuivre la libéralisation du travail du dimanche. Il a refusé d'entrer en matière sur le projet visant à imposer aux salarié·e·s du commerce de détail de travailler jusqu'à douze dimanches par an. Il appartient désormais au Conseil national de classer définitivement l'initiative cantonale. Travail.Suisse reste prêt à lancer un référendum contre ce projet si cela devait s'avérer nécessaire. Le dimanche ne doit pas devenir un jour ouvrable.
Lors des négociations salariales menées avec les partenaires sociaux Syna et la Société suisse des employés de commerce dans le cadre de la convention collective de travail (CCT), le détaillant a convenu d'augmenter sa masse salariale de 1,5 %. Cette augmentation de la masse salariale représente la plus forte hausse du secteur du commerce de détail suisse pour 2026. L'entreprise reste également le seul détaillant à complètement renoncer à la déduction de coordination pour la caisse de pension. Cela profite notamment aux collaboratrices et collaborateurs à temps partiel, car l'intégralité de leur salaire est pris en compte pour la caisse de pension (sans aucune déduction), assurant ainsi leur future rente.
Aujourd'hui, les vendeuses et vendeuses ont déposé, conjointement avec les syndicats Unia et Syna, une pétition contre l'augmentation du travail du dimanche qui réunit plus de 9000 signatures. Le Parlement suisse doit arrêter l'attaque ciblant le congé du dimanche. Les syndicats dénoncent avec force ce projet qui dégraderait encore plus les conditions de travail dans le commerce de détail. Ils demandent aussi au Parlement de prendre au sérieux les mises en garde de la communauté scientifique et de mettre fin à l'extension du travail du dimanche.
Des salaires minimums et de référence plus élevés, des journées de travail plus courtes, un meilleur soutien à la garde d'enfants et un congé plus long pour l'autre parent font partie des améliorations convenues entre les partenaires sociaux Unia, Syna/OCST, la Société suisse des employés de commerce (SSEC), l'Association des employé·e·s Coop (VdAC) et Coop. La nouvelle convention collective de travail (CCT) entrera en vigueur le 1er janvier 2026. En revanche, aucun accord n'a pu être trouvé lors des négociations salariales de cette année.
Syna et l'Alliance pour le dimanche exigent que le dimanche reste protégé
Lidl est le détaillant suisse qui augmente le plus sa masse salariale. Le smart discounter augmente également les salaires minimum. De nouveaux chiffres montrent le taux d'occupation des collaboratrices et collaborateurs de Lidl.
Le 21 janvier dernier, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national (CER) a approuvé une initiative déposée par le canton de Zurich exigeant l'ouverture sans restriction des magasins douze dimanches par an au lieu des quatre actuels. Cette décision est préoccupante.
En Suisse, le dimanche est en principe un jour de repos. Pour la plupart des travailleurs et travailleuses, il participe à l'équilibre entre travail, repos, famille et loisirs. Mais le dimanche chômé est toujours davantage remis en question, et c'est inquiétant.
Nadine Dummel aime son métier. Elle a travaillé pratiquement toute sa vie dans le commerce de détail.
